La minute écolo : Enfin une loi Européenne sur les perturbateurs endocriniens !

L'UE vient de trancher pour enfin clore le débat sur les perturbateurs endocriniens, lancé en 2013. Enfin, tous les pays membres ont pu s'accorder sur une législation commune concernant ces substances chimiques.
05/07/2017

 

 

Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques présentes au quotidien dans notre environnement, font débat depuis 2013. Quels sont les produits qui interfèrent avec le métabolisme (provoquant cancer et puberté précoce par exemple), quelles molécules faut-il autoriser, interdire ? Lesquels sont réellement toxiques ? Hier, les États membres de l’Union européenne se sont accordés sur une définition et des critères permettant de réglementer ces perturbateurs. Verdict.

 

Le texte donne une définition légale et réglementaire des perturbateurs. Auparavant, des tentatives ont déjà été effectué pour que l’UE se mette d’accord sur un texte : mais le Danemark, la Suède et la France s’y sont opposés, jugeant le texte trop laxiste. Finalement, lors de la réunion de la commission européenne du 4 juillet, la majorité requise pour adopter ce texte a été obtenue grâce au revirement de la France.

 

Le projet était très controversé. Certaines ONG attaquent le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, de s’être incliné devant les pressions de Berlin. « J’avais demandé qu’on reconnaisse les PE présumés, en plus de ceux qui sont avérés, confie-t-il à Libération. Cela permet, avec un niveau de preuve moins élevé, d’intégrer aussi des substances qui sont considérées comme suspectes, mais dont on n’a pas toutes les preuves. » Il reconnaît toutefois un échec. « Nous n’avons pas eu gain de cause sur la levée d’exemption de certains produits qui ont été conçus pour être des PE ». Cette clause controversée est une demande expresse de Berlin. Elle permet d’empêcher un retrait des pesticides « conçus spécifiquement pour perturber les systèmes endocriniens des insectes ciblés. »

 

Nicolat Hulot aurait cependant obtenu de Bruxelles 50 millions d’euros pour financer la recherche indépendante. La lutte continue.

 

Menez Lydia, 20 ans, étudiante

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