Les millennials : une génération réac ?

Si l'on en croit une étude menée par General Social Survey, les millennials seraient de plus en plus nombreux à valider le schéma traditionnel du père salary-man et de la mère au foyer.
03/04/2017

 

Voici une étude surprenante menée par le General Social Survey.

 

Pourcentage des jeunes Américains/Américaines qui ne sont pas d’accord avec la phrase « Il est préférable pour tout le monde que l’homme soit celui qui travaille, et la femme, celle qui s’occupe de la maison et de la famille. »

 

 

 

Le graphique nous montre qu’en 2014, 52% des jeunes hommes ont répondu « non, je ne suis pas d’accord »... Soit quasiment le même taux qu’en 1977. En comparaison, ils étaient plus de 80%, à ne pas approuver cette phrase en 1994. Ce chiffre a donc drastiquement chuté en l’espace de 20 ans. Pourtant, nous les millennials, sommes pourtant dépeint comme la génération qui favorise l’égalité hommes-femmes et qui brouille les genres. Alors, que s’est-il passé ?

 

Un retour en arrière ?

 

Selon le politologue Dan Cassino, l’explication est assez simple ; l’image de l’homme a été fortement ébranlée depuis la crise de 2008. Ainsi, pour contrebalancer sa perte progressive de dominance dans le monde du travail, le mâle veut être celui qui « nourrit » la famille, donc quelque part, celui qui a le pouvoir (à la maison du moins). Explication qui parait plausible, mais pas suffisante.

 

Au final, ce retour en arrière n’est pas si étonnant et coïncide avec la montée en puissance de l’extrême droite un peu partout dans le monde. Ces mouvements extrémistes véhiculent une certaine forme de tradionnalisme dont le modèle « papa au travail, maman à la maison » fait partie.

 

Sans forcément adhérer à ce genre d’opinions politiques, on peut remarquer une recrudescence du repli sur soit au sein de la population, un retour aux « bonnes veilles valeurs », probablement en réponse à une société de plus en plus libérée. Les jeunes n’y échappent pas.

Alors, un parent au foyer, oui.

 

Homme ou femme.

 

Pour l’enfant, pour une vie avec moins de stress et plus de confort. Mais certainement pas pour cajoler l’égo d’un mec en mal de toute puissance.

 

Par Lydia Menez

 

 

Rechercher

×