Orienta...quoi ?

« Et toi tu veux faire quoi plus tard ?» est la question qui fâche tous les lycéens de terminale en ce moment.
16/01/2017

L'APB (pour Admission post-bac NDR) ouvre dans cinq jours. L'occasion de demander aux lycéens de terminal ce qu’ils veulent faire dans cinq ans. Il y a la catégorie la plus agacante, aka ceux qui connaissent leur route depuis qu’ils ont trois ans et demi, « je serais enseignant, je serais avocat, je serais journaliste, je serais médecin ». Ils racontent leur vie et dissertent sur le pourquoi du comment de leur vocation et qu'en cas d'échec, c’est la fin du monde. Mais, sans se mentir, ceux-ci se comptent sur les doigts d'une main. La plupart sont traînés dans les salons d’orientation par des parents encore plus stressés qu'eux avant de finir devant leur bureau à éplucher une pile de brochures leur vendant un avenir radieux et une vie étudiante digne d’un teenmovie.

Pour autant, moins que la révélation d'une vocation, il s'agit plus de poudre aux yeux. Et quand vient la liste des vœux, c’est le drame. Notre vie, notre avenir se joue alors entre un classement généralement fait sans conviction auquel vient se greffer un algorithme aux équations plus que douteuses. On passe tous par-là, on doute tous devant ce système kafkaïen et les erreurs sont nombreuses. Il y a ceux qui échouent et puis ceux qui se réoriente parce que non, ce n’est pas possible, leur vie professionnelle ne peut pas être ce qu’ils en entrevoient depuis les bancs de la fac ou de l’école. Mais, au fond, à 18 ans on a la vie devant soi alors mieux vaut se tromper et recommencer plutôt que de s’enfermer dans un avenir qui ne nous correspond pas.

Par Eileen Dautry, 18 ans, étudiante en journalisme.

Crédits photo : Edouard Levé

 

 

Rechercher

×