Xanax et pop-culture

Envolée lyrique, rythmique organique, et mélodies smooth au possible. Plus besoin de prendre de substances avec la "Xanax pop song".
16/05/2017

 

 

Le drogue a toujours fait partie intégrante du monde de la musique. Le jazz et l’héroïne, le rock et l’acide, les fans de disco tournaient à la cocaïne et les ravers planent depuis toujours sous ecstasy. La pop d’aujourd’hui semble elle être composée sous Xanax, ce médoc utilisé pour traiter l'anxiété. Drogue et pop music ont tendance à marcher en parallèle, les deux souhaitant adoucir nos maux, nos angoisses et nos instants de grande fragilité. Pur produit de la culture américaine d’après-guerre où les psychotropes se mêlaient aux premiers accords rock. Le rêve américain est pour ainsi dire la raison pour laquelle la pop du XXIème siècle est presque sédative et ça Lana del Rey l’a bien compris avec ses mélodies mélancoliques évoquant des réminiscences floues du rêve américain.

 

 

Love, dernier son de Lana Del Rey est un exemple parfait de cette pop sous Xanax. Un clip alternant entre noir et blanc et teinte vintage. L’instrumentale est totalement planante et se suffirait presque à elle-même pour nous prendre par la main et nous emmener dans une douce mélancolie de nos amourettes adolescentes. La voix trainante presque lointaine de l’artiste un peu comme un fantôme du passé termine le travail et nous enferme dans nos souvenirs.

 

 

De la rondeur dans les accords, une douceur constante, une aversion pour tout changement de direction imprévu, un synthé bien lisse, des rythmes électro bien moelleux et des arrangements Auto-Tune sont la recette secrète pour faire ce tube planant que l’on écouterait bien en avalant quelques milligrammes de Xanax, ce n’est pas obligatoire, pas du tout même. Il ne faut pas oublier que le rapport entre drogue fournis par ordonnance et mort prématurée n’est plus à prouver : Mickael Jackson, Whitney Houston et Prince sont tous les trois morts bourrés d’antidouleurs, d’anxiolytiques voire même les deux à la fois.

 

 

Par Eileen Dautry, 18 ans, étudiante en spleen

 

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