Les futurs diplômés ont-ils peur pour leur l'avenir ?

Obtenir son diplôme en 2020, est-ce la fin du monde ? Twenty a posé la question aux intéressés, pour en savoir plus sur leurs rêves, leurs espoirs et leurs appréhensions quant à l'avenir...
16/06/2020

 

 

Les jeunes diplômés de la promotion 2020 seront les premiers à rentrer dans un marché du travail “post-covid 19”, un marché fragilisé et incertain. Les quelques 700.000 futurs diplômés redoutent d’importantes difficultés dans la recherche d’un premier emploi et certains envisagent même une poursuite d'études. Comme l’estiment de nombreux économistes, les perspectives sur le marché du travail sont sombres et les derniers arrivés, seront les premiers touchés par la crise. Les jeunes diplômés se retrouvent ainsi dans une file d’attente, en compétition directe avec un grand nombre de néo-diplômés et de professionnels expérimentés. Ainsi, selon une étude menée par Jobteaser, 70% des entreprises ont en partie ou totalement gelé les recrutements et 40% des jeunes diplômés se déclarent aujourd’hui inquiets, voire très inquiets, quant à leurs perspectives professionnelles

 

Y aura-t-il donc des changements de plans pour ces jeunes diplômés? 

 

La solution envisagée par un grand nombre est celle de la poursuite d'études afin de retarder l'entrée sur le marché du travail. “Cette situation a bouleversé mon ancien projet et m'a jeté dans la panique devant mon futur. Le marché du travail n'est pas très positif cette année à cause de cette pandémie. C'est ainsi que je vais poursuivre mes études, ce qui n'était pas mon premier choix” témoigne Qiao, étudiante en master 2 didactique des langues. 

 

Face à cette situation, de nombreux acteurs de l’enseignement supérieur ont appelé l’Etat à prendre des mesures pour “faciliter l’arrivée des jeunes sur le marché du travail cette année”. A ce jour, il n’existe aucune aide pour les jeunes diplômés, l’ARPE (aide à la recherche d'un premier emploi) ayant été supprimée en 2019. N’ayant jamais travaillé, les diplômés n’ont droit ni aux allocations chômage, ni au RSA. 

 

Ce phénomène ne touche pas que les étudiants en France, comme l’affirme le témoignage d’Alessia, étudiante en Médiation Culturelle et Linguistique à l’Université d’Udine en Italie. Elle va obtenir son diplôme dans quelques mois. “Il y a 5 mois j’ai obtenu une bourse erasmus traineeship pour un stage à Londres, dans une agence de traduction. En raison du covid cela a été annulé et j’ai raté une occasion très importante. Je pense que je vais me lancer dans la recherche d’un emploi tout de suite, je ne suis encore sûre de poursuivre mes études avec un Master en Traduction ou en Interprétariat donc je préfère chercher un emploi (préférablement à Londres ou à Paris)”

 

Ainsi la situation “ne rend certainement pas plus optimiste” comme l’affirme Alessia qui a “peur de ne pas trouver un emploi lié à mes études en Italie et de devoir accepter n'importe quel travail. C’est pour ça que je voudrais déménager à l’étranger… je pense que j’aurais plus de chances à Londres ou à Paris qu’en Italie.”

 

Malgré un constat alarmiste, une grande majorité ne se laisse pas abattre face à la situation et chacun a confiance en son avenirJe suis assez optimiste pour mon avenir grâce à mon parcours universitaire, qui me consent d'être polyvalente dans plusieurs domaines” déclare Maxine, 23 ans, diplômée en médiation linguistique et culturelle.

 

 

Toson Sarah, 19 ans.

 

Rechercher

×