20 ans de House Music #1 : LE REX

Pour inaugurer cette série consacrée à la House Music, Twenty a rencontré Fabrice Gadeau, à la tête du club le plus mythique de Paris, Le Rex, depuis 25 ans....
23/10/2018

 

Twenty : Comment tu en es arrivé au monde de la nuit ?

Fabrice Gadeau : Par les raves parties en 1993, j’étais au départ client de ses soirées puis rapidement j’ai fait des rencontres et rapidement j’ai commencé à organiser des soirées comme Apokalyps.

 

Twenty : Peux tu nous parler de l’histoire du Rex Club ?

Fabrice Gadeau : Longue histoire, le Rex Club était dans un premier temps un club jazz, le Rêve, ensuite il y a eu un Variety Show, un dancing (où dansait mon papa) et un jour Christian Paulet mon prédécesseur est arrivé avec des concerts rock et il a été approché par des anglais qui lui ont proposé une soirée “electro” nommée Jungle et c’est de là que tout a commencé.

 

Twenty : Comment la house est arrivée au Rex ?

Fabrice Gadeau : La house, à l’époque était un terme générique pour parler de la musique électronique, elle arrivait des USA surtout de New York et de Chicago, Detroit étant le berceau de la techno par contre.

 

Twenty : À quoi ressemble la nouvelle scène house ?

Fabrice Gadeau : Il y a un grand retour de la house, depuis un an je dirai avec une scène de plus en plus présente que nous intégrons de plus en plus dans notre programmation. Les gens ont envie de danser et cette musique fait danser tout le monde. La question est où s'arrête la house… et où commence la techno? On segmente la musique en micro catégories, on a oublié que ce courant au départ ne faisait qu’un et qu’il intégrait toutes les formes de musiques électronique.

 

 

Twenty Une date symbolique / Un son / un objet pour toi représentant ce courant.

Fabrice Gadeau : 1988, le Rex et sa piste de danse en bois et la musique électronique, bien évidemment.

 

Twenty : C’est quoi l’avenir du Rex ?

Fabrice Gadeau : Grand mystère. On doit le réécrire tous les jours, il faut continuer de s’adapter aux changements, tout va très vite de nos jours avec les nouvelles technologies.

 

Twenty : Les gens sortent toujours autant en club ?

Fabrice Gadeau : Le format club est très compliqué, les modes de consommations changent. Les gens sortent plus tôt ou plus tard, les befores, les afters, les bars musicaux offrent de nouvelles possibilité pour danser et la concurrence est de plus en plus dure pour les clubs.

 

Twenty : Est-ce dû à l’image des clubs aujourd’hui ?

Fabrice Gadeau : Non, ce n’est pas le problème mais les comportements. Avant, la nuit à Paris c’était “free style”  maintenant on est sur-protégé. Durant les grandes années du clubbing avec le Palace, Le Boy, il y avait un mélange des genres, on avait encore une certaine liberté qui se perd un peu plus chaque année.

 

 

Twenty : Qu’est devenue la French Touch ?

Fabrice Gadeau : Ce fût un mouvement important pour la scène Française qui nous a permit de franchir les frontières et d’exporter nos talents sous l’impulsion notamment de Pedro Winter et des Daft Punk. La musique Française a toujours eu du mal à s’exporter et cette vague a enfin permis à de nombreux artistes de briller partout dans le monde.

 

Twenty : La house music perdure dans le temps ?

Fabrice Gadeau : Bien évidemment et ce n’est pas prêt de s’arrêter, la musique se renouvelle sans cesse.

 

Twenty : Le mot de la fin ? 

Fabrice Gadeau : J’espère qu’il n’y aura pas de fin. (rires)

 

 

Par Selena Faider, 

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