L'interview Europe&roll #1 : Catastrophe

Cette année le Printemps de Bourges met l'Europe à l'honneur. L'occasion pour nous de poser quelques questions aux artistes du festival et savoir enfin ce qui rend l'Europe si rock&roll.
29/03/2019

  

TWENTY : Pourquoi l’Europe est-elle aussi rock&roll ?
Catastrophe : C’est rock & roll dans la mesure où c’est, en ce moment — pour l’Union Européenne en tous cas — chaotique et foutraque. C’est peut-être rock & roll au sens où ça ressemble, dans l’idée, à un show son & lumière désirable, qu’on nous présente avec des effets pyrotechniques, des guitares saturées, des murs d’ampli et une foule en délire, mais où, dans les faits, certains amplis prennent feux, le groupe s’engueule en coulisse, l’argent de la billetterie est dans le coffre du producteur (qui est déjà à 100 kilomètres d’ici) et la foule s’impatiente, certains demandant le remboursement.
 

TWENTY : C’est quoi le truc le plus rock&roll en Europe ?
Catastrophe : Un vieux polonais qui promène sa fille de 2 ans en brouette à Varsovie.

 

TWENTY : Dans quel supermarché de quelle ville ou village Européen aimeriez-vous le plus passer ?
Catastrophe : Dans la boutique d’une aire d’Autoroute de Roumanie au sud de Zagreb, nommée Odmorište Jastrebarsko.

 

TWENTY : Dans quels pays Européen votre fan base est-elle la plus intense ?
Catastrophe :D’après nos outils de statistiques européens, nous avons découvert que c’était en France. Et après ça, Berlin, et puis Vilnius.

 

TWENTY : Parmi vos vinyles, c’est quoi votre petit trésor Europe-friendly (Soul Estionnienne, Jazz Croate, Italo-Disco, Pop Serbe etc..) ?
Catastrophe : Le psychédélisme turc-hollandais d’Altin Gün. L’italo-pop d’Adriano Celetano dans Prisencolinensinainciusol.  Olafur Arnalds pour les paysages d’Islande.

 

TWENTY : Dans quelle langue Européenne aimeriez-vous beaucoup chanter ?
Catastrophe : En Islandais, pour prononcer mais aussi sous-titrer les paroles.

 

TWENTY : Quel est l’endroit le plus improbable, en Europe, où vous ayez acheté des vinyles ? Et c’est quoi, pour vous, le meilleur spot pour digger des raretés ?
Catastrophe : Les brocantes, en Europe et dans le monde entier.

 

TWENTY : C’est quoi la ville Européenne la plus folle pour faire un stop en tournée ? Pourquoi ? Une bonne adresse à nous faire partager ?
Catastrophe :Sans hésiter, Bialy Bór, en Pologne où vivent en bonne intelligence biches albinos, paons, chiens, chats, poules et autres dindons, autour d’un lac, de moulins à vents, de panneaux solaires, de carrières de sable — Bialy Bor, où nous avons tourné, par miracle et magie, notre clip Phoenix.

 

TWENTY : C’est quoi le plat le plus étrange que vous ayez goûté lors d’une tournée Européenne ?
Catastrophe : Le Mars frit, en Ecosse : c’est une barre de Mars frit dans une pâte à beignet. On a très vite envie de danser pour l’éliminer.

 

TWENTY : L’Inter-rail, ça vous évoque quoi ? Une chanson de Manu Chao ? Le rail de trop ? Un bon délire d’ado ?
Catastrophe :Un secret échangé dans une langue étrangère, au milieu d’une couchette la nuit.

 

TWENTY : Si on vous proposait aujourd’hui de partir en Erasmus, vous choisiriez quelle ville ? Pourquoi ?
Catastrophe : Cluj-Napoca, en Roumanie, parce que tout y semble vivant, la nuit active et la création inattendue.

 

TWENTY : Pourquoi ne ferez-vous jamais votre Eurexit ?
Catastrophe : Nous n’aimons pas beaucoup le mot jamais.

 

TWENTY : Un petit mot pour inviter nos lecteurs à aller voter aux Européennes cette année ?
Catastrophe : Hop !

 

La rédac' 

crédit photo : Aude Carleton

 

Retrouvez Catastrophe au Printemps de Bourges, pour la 43ème édition du festival, du 16 au 21 avril 2019. 

Et n'oubliez pas de prendre vos places : https://www.printemps-bourges.com/

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