Passion Escape Game

Le week-end approche et vous hésitez encore entre un cinéma et un Hippopotamus entre amis ? Nous chez Twenty, on vous conseille autre chose, pour élargir vos perspectives récréatives : une séance d'escape game. On l'a même testé pour vous !
06/10/2017

 

Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, les Escapes Games sont des jeux d’évasion grandeur nature, très prisés par les geeks, les hipsters et les organisateurs de team building en entreprise. Enfermés pendant une heure dans un petit espace, les joueurs doivent s’en échapper en résolvant des énigmes, le plus rapidement possible.

 

 

Vendredi. 16h. Nous avons rendez vous à Gamescape, non loin de République, pour une heure de réflexion et de logique claquemurés dans un huis clos anxiogène. Pas vraiment le programme idéal avant de commencer le week-end. Le directeur nous reçoit. Il nous suivra tout au long de notre aventure, faisant office de substitut paternel un peu sadique. Trois thèmes différents nous sont proposés : le cachot de la bastille, l’entretien avec Gustave Eiffel et le défi de l’alchimiste. Les trois ne présentent ni les mêmes difficultés ni les mêmes attentes, mais se retrouvent sur un même terrain d’entente : l’histoire de notre belle capitale. Nous avons laissé à Irving le Hen, le « game master » le soin de choisir à notre place : ce sera l’alchimiste, l’épreuve la plus difficile proposée par la Maison. Irving décide seul du scénario de chaque jeu, avant de le soumettre à son équipe « pour avoir un regard extérieur ». Il ajoute que Nicolas, son associé, « s’occupe de créer les mécanismes qui s’intégreront à l’escape room ». Un beau travail artisanal !

 

Bref, nous devrons bientôt nous mettre dans la peau de trois clochards parisiens, occupés à percer le secret du célèbre alchimiste Nicolas Flamel. Nous devrons ainsi retrouver la pierre philosophale (la pierre qui rend riche et immortel) pour nous échapper. Le « game master » nous distribue nos capes de « clochards » et nous bande les yeux, histoire de créer un effet de surprise. Nous ne pouvons plus reculer. C’est parti !

 

Toutes les dix minutes, une cloche retentit dans la salle, afin de nous indiquer le temps qu’il nous reste pour nous échapper. De temps en temps, si nous avons trop de difficultés à résoudre une énigme, des indices nous sont donnés. Nous avons également à notre portée un bouton d’urgence, de manière à arrêter définitivement le jeux, au cas où nous l’un d’entre nous ne se sente pas bien. À nous de jouer.

 

Nous disposons d’une heure. Nos pupilles se dilatent dans la pénombre. Nous ouvrons d’abord quelques coffres forts, un peu au hasard. Des fioles numérotées contenant divers ingrédients sont éparpillées un peu partout dans la salle. Dans ma tête, c’est le chaos, entre perte de repères et incompréhension totale de la situation. Pourtant, je tiens bon. Même si le décor n’est pas des plus rassurants, avec ces pièces cachées, imbriquées les unes aux autres, nous commençons très vite à résoudre quelques énigmes. La première clé est plutôt facile à trouver. Les autres, un peu moins. Par chance, nous sommes une équipe soudée : l’un regarde, l’autre parle, le dernier note. Il faut savoir que l’on peut vite devenir parano, dans ce genre d’attractions. D’un coup, tous les objets deviennent rapidement synonymes d’indices. Aussi peu nombreux soient-ils, on ressent soudain le besoin de les étudier dans leurs moindres détails, de les retourner dans tous les sens, pour qu’enfin, ils fassent sens. Je l’avoue, j’ai même craqué. A un moment donné, je n’en pouvais plus. Je me suis surprise à demander de l’aide, d’une petite voix pathétique. Un membre de mon équipe m’a d’ailleurs rappelée à l’ordre « à chaque fiole utilisée, à chaque indice demandé, nous perdons des points ».

 

Quand sonne le dernier gong, il ne nous reste que dix petites minutes et tant de mystères encore à résoudre. Les battements de mon coeur s’accélèrent, l’adrénaline me monte à la tête. Dans cette seconde pièce, un pan de mur est recouvert de formules latines, et une tête de mort, des pierres et des coffres attendent que nous trouvions ce qu'ils renferment. Trop tard, malheureusement, à ce moment là, la partie est terminée. Irving vient nous délivrer. A l’en croire, seulement 10% des joueurs réussissent cette épreuve. Au moins, l’honneur est sauvé. Nous repartons, tout heureux, avec une magnifique photo, histoire de ne jamais oublier ce moment.

 

Pour ceux qui s’inquiéteraient de ne pas pouvoir rejouer rapidement, no problem. Les salles évoluent même si elles conservent le même thème. D'ailleurs, au moment de partir, Irving en profite pour nous glisser une information capitale : pour Halloween, neuf équipes pourront s’affronter lors d’un escape game géant dans un lieu encore inconnu. Le défi de l’alchimiste, quant à lui, changera après les vacances de Noël, alors dépêchez-vous, c’est le moment où jamais de prouver que vous êtes meilleurs que nous ! 

 

Par Marine Sabourin, 18 ans, étudiante

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