L'instant critique : Kingsman 2

Envoyée par Twenty à l’avant-première de Kingsman 2, en présence de son réalisateur Matthew Vaughn, Mélanie nous dit ce qu'elle a pensé de la suite des aventures de l'agent secret à l'atroce veste orange.
10/10/2017

Vous avez sans doute vu la bande-annonce d’une des suites les plus attendues de la rentrée. On y voit le héros, Galahad junior, partageant son temps entre sa girlfriend, fille du roi de Suède, ses potes et l’agence de services secrets où il travaille. Le regretté Galahad senior, dont la bande-annonce spoile le retour (au grand dam du réalisateur), fait son apparition alors que l’agence Kingsman a explosé, dynamitée par Poppy Adams, dealeuse richissime et secrète. Merlin (chez lui lors de l’explosion) et Eggsy (au diner organisé par ses beaux parents princiers) sont les deux seuls survivants, et ils se rendent à une agence partenaire de l’autre côté de l’Atlantique, aux USA., dont la couverture est une distillerie. Il s’agit alors de faire front contre Poppy Adams, dont le souhait le plus cher est de faire légaliser les drogues qu’elle vend en faisant pression sur le gouvernement par le biais d’un virus mortel présent dans sa beuh/cocaïne. 

 

Aussitôt la projection finie, les journalistes ont rallumé leur téléphone (obligation de l'éteindre en entrant dans la salle, des vigiles contrôlent même à l'intérieur, car aucune vidéo/image ne doit fuiter) et ont tendu la main pour recevoir le micro. Matthew Vaughn est entré dans la salle, avec aux pieds deux chaussures différentes, une botte ornée du logo Kingsman et une basket. "Petit accident", il s'explique en anglais, avant de faire une référence à l'exubérance des tenues lors de la Fashion week, faisant rire l'assistance. Dans l'ensemble, la majorité des critiques félicitent le réalisateur pour sa suite, jugée réussie.

 

Ce qu’on en a pensé ? Tout d’abord, c’est fun, et vraiment cool. L’une des premières scènes d’action est une bagarre dans un taxi, sous forme de plan séquence à la Deadpool, dont Matthew Vaughn reconnait l’influence. La chanson qui rythme le combat, Let's Go Crazy, accompagne celui-ci à la perfection, et c’est aussi la première fois qu’une musique de Prince est autorisée pour la BO d’un long-métrage. Il y a pas mal de violence et de giclées de sang, mais toujours avec un esprit très décalé, pop, jouissif, la marque du metteur en scène que l’on trouvait déjà dans le premier Kingsman ou Kick-Ass. Lorsqu’un journaliste a demandé au réalisateur comment son choix s’était porté sur Julianne Moore pour incarner Poppy, et la façon dont il avait créé ce méchant, Matthew Vaughn a répondu apprécier le contraste entre l’allure très « housewife » policée qui cache une âme cruelle. Pour créer ses personnages de méchant, il choisi des questions de société : la surpopulation dans le premier volet, la législation des drogues dans le second. Chacun ayant une opinion, même flou, à ce propos, les motivations des méchants en sont d’autant plus actuelles et intéressantes. 

Par Mélanie Tillement.

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