‘Was It Real ?’, l’EP ensoleillé de Plage 84

Jeune producteur prometteur, Plage 84 est un multi-instrumentiste à l’identité éclectique. Accueilli sur le label Roche Musique, il sort l’EP « Not Too Fast » en 2016, et investi de nombreux clubs de France et d’ailleurs. Focus.
09/07/2018

 

Au travers de ‘Was It Real ?’, Plage 84 nous fait partager de plus larges influences que son précédent EP ‘Not Too Fast’, où il entremêle jazz, hip-hop, soul avec des sonorités post-rock, ce qui rend cette fusion des genres harmonieuse. Chaque morceau est un voyage.

 

L’Afrique à l’honneur.

 

Tant sur la musique que sur l’artwork, illustré par l’artiste ivoirien Dodji Efoui, une grande partie de cet EP s’est construit sur les terres africaines durant deux ans.

 

Afin d’en savoir davantage sur ce nouvel EP, nous avons posé des questions à Kévin, aka Plage 84, lors d’une discussion téléphonique.
 

Pourquoi avoir eu ce besoin de partir ?

Pour mon premier EP ‘Not Too Fast’, j’étais vraiment resté chez moi à Tours, je n’avais plus forcément d’inspiration pour la suite et c’est là que j’ai développé une passion pour partir [rires].

Du jour au lendemain, je suis parti en mini road trip dans le Sud de l’Europe, c’est comme ça que tout a commencé.

 

Deux ans c’était le temps qu’il te fallait pour sortir cet EP ?

Au départ ce n’était pas une volonté particulière d’attendre aussi longtemps. Dans ce genre de période c’est important de se laisser du temps, et voyager m’a permis de savoir un peu plus ce que je voulais faire. Évoluer et grandir prend du temps, inévitablement.

 

Penses-tu que la créativité est toujours présente de nos jours ?

Elle n’a jamais été aussi présente je trouve, mais simplement je trouve que beaucoup de gens mettent de côté leur aspect créatif au profit de parcours plus classique et rassurant. On a jamais eu autant d’outils à porté de main pour s’exprimer artistiquement et, en parallèle il y a beaucoup d’incertitude sur l’avenir pour les jeunes, ce qui augmentent pas mal les peurs de s’y consacrer pleinement pour en vivre à terme.

 

Pour toi, comment évolue un artiste en 2018 ?

J’ai arrêté les études depuis un peu plus d’un an. Pour moi, il ne faut jamais rester sur le même créneau, toujours avoir envie de bouger et explorer.

Je ne pourrais pas faire la même musique toute ma vie, j’admire beaucoup les artistes qui se risquent à chaque sortie et sont sincères dans leurs évolutions personnelles.

 

 

Qu’est-ce que tu cherches à véhiculer au travers de tes lives ?

L’exercice du live est un exercice super intéressant. Je suis à une période où je me teste beaucoup sur le live et il évolue à chaque date. Au départ j’avais une grosse appréhension par rapport à la scène et je travaille beaucoup sur ça, je vois que j’avance beaucoup ces derniers mois et ça m’excite à fond pour continuer!

 

Dernière question. Est-ce que tout le monde peut être DJ ?

C’est devenu simple de mixer, tu peux apprendre en quelques semaines et c’est super positif que ce soit à la portée de tout le monde. Ce qui différencie les gens les uns des autres c’est surtout ta capacité à aller chercher les nouveaux sons, les petites pépites. J’aime faire découvrir des sons improbables aux gens.

 

Propos recueillis par Selena Faider

 

 

 

Le 2 mai dernier, au Trianon, Kévin nous livrait un aperçu live d’un des titres de son EP, ‘Nowhere’, en collaboration avec la chanteuse Khadijah Lopez. 

 

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