Leo va t-il sauver la planète ?

Le Lundi 17 Octobre 2016, était projeté au Théâtre du Chatelet le documentaire "Avant le Déluge", un plaidoyer contre les ravages du changement climatique réalisé par Fisher Stevens featuring Léonardo DiCaprio. On y était.
25/10/2016

 

19h27 : Arrivée au Théâtre du Chatelet. La foule se masse entre les CRS et les barrières. Ambiance bétail dans une ferme de production intensive, on est pile dans le sujet.

 

20h07 : On parvient enfin à entrer et à s’installer à une dizaine de mètres de la scène. A nous deux Léo !

 

20h35 : Sur la scène, l’animatrice de la soirée accueille le directeur de National Geographic, diffuseur du film, la maire de Paris, Anne Hidalgo et de la ministre de l’écologie, Ségolène Royal. Mais toujours pas de Leonardo à horizon… On ne s’est pas déplacé pour rien quand même ?

 

20h43 : Après un discours littéralement interminable, Fisher Stevens et Leonardo DiCaprio font enfin leur entrée, lookés en costard cravate. Tonnerre d’applaudissements, hurlements de la foule qui n’est donc manifestement pas seulement composée de militants écolos ou de journalistes. Leo fait un bref discours sur le réchauffement climatique. Apparemment, ça va mal.

 

20h49 : C’est au tour de Fisher Stevens de prendre la parole : « Bonjouw, je m’appelle Fisheuw ! ». Il nous répète peu ou prou la même chose que ses prédécesseurs avant de prendre un air grave, « Donald Trump is running for presidency, ça c’est twagique ! ». Pour les américains peut-être, mais c’est quoi le rapport avec les ours polaires ?

 

20h56 : Le film démarre. Le titre - Avant le déluge - semble déjà annoncer une phase de transition vers une vague apocalyptique. On se prépare au pire.

 

21h02 : A l’écran, défilent des images de la jeunesse militante de DiCaprio où, à 20 ans déjà, il interviewait le vice-président de l’époque Al-Gore sur les problèmes liés au réchauffement du climat. Un problème auquel, vu son sex-appeal, Léo participe largement.

 

"Retournement de veste : la situation n’est pas si dramatique finalement !"

 

 

21h15 : On assiste à un méli-mélo d’images impressionnantes prises depuis des drones. Au menu : des paysages massacrés par les activités humaines comme l’Amazonie, dont un cinquième a déjà été déforesté et le Groenland qui subit une fonte permanente. Oui, c’est la fin…

 

21h27 : S’ensuit un éclairage sur les climato-sceptiques dont on comprend rapidement que leur contre argumentation sert avant tout à protéger leurs intérêts (c’est le mot utilisé pour signifier leur argent, le blé, la biff quoi).

 

21h30 : Pour illustrer ces dits intérêts, on a le droit à un survol des usines canadiennes d’extraction qui rejettent par des cheminées immenses des nuages de fumée noire de la taille d’un immeuble Haussmannien. Là, on tousse dans tous les sens du terme.

 

21h45 : On se dit que l’équipe du tournage a vraiment mis le paquet pour nous amadouer lorsque apparaît un Leo en train de nourrir des petits orang-outang trooooop mignons (mais voués à disparaître dans une réserve en Indonésie, ce qui est du coup moins mignon).

 

22h00 : Retournement de veste : la situation n’est pas si dramatique finalement puisque ; nous dit-on, des accords entre nations ont enfin été signé lors de la Cop 21 en Décembre 2015 à Paris. Oui, bon, tout ça reste cependant hautement théorique.

 

22h17 : Hollywood ne fonctionnant que sur le mode du happy-end, sachez qu’un nouvel espoir est suggéré à la fin du film. Lequel ? Par soucis d’éviter les spoilers, nous vous invitons à le découvrir vous-même.

 

Finalement ce qu’on peut retenir du film c’est cette bipolarité qu’il met peut-être inconsciemment en avant (en plus d’un acteur affriolant) pour faire réagir le public. D’un côté, un pessimisme criant, potentiellement générateur de militantisme (même si une poignée de mangeurs de tofus et de sauveurs de bébé phoques ne vont pas nous sauver). De l’autre, un optimisme, un brin utopique puisque la possibilité de retourner la situation impliquerait de supprimer l’ensemble des activités humaines qui détruisent notre écosystème. Enfin, un mystère de tournage a tout de même le mérite d’être soulevé : avec tous les voyages nécessaires pour les prises de vue, en plus des nombreux vols en hélico dans lesquels DiCaprio est filmé apparement juste pour le plaisir… on arrive à quel budget émissions de CO2 au total ?    

 

Par Judith Mazerolle, 18 ans, étudiante

#documentaire #écologie

 

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