Twenty x Red Bull BC One #2 Parole(s) de break-danceur

Le 4 novembre dernier, Twenty était à Amsterdam pour la grande finale du Redbull BC One. Cette compétition internationale de breakdance organisée chaque année par Redbull regroupe des danseurs du monde entier. Interviews de la crème des break-danceurs.
12/11/2017

 

Twenty : Es-tu excité pour la finale ?

Ratin (Brésil) : Beaucoup ! J’y ai déjà participé en 2015 mais maintenant, je suis beaucoup plus préparé et ici pour gagner.

 

Twenty : Comment se sont passées les dernières semaines ? Beaucoup de répétitions ? D’entrainement ?

Ratin (Brésil) : Pas vraiment vu que je voyageais. J’étais d’ailleurs à Marseille. Je travaillais avec des B-Boys français assez connus qui m’ont beaucoup inspiré.

 

Twenty : Au Brésil, la danse fait partie de la culture. Quand as-tu découvert cet univers et quand en es-tu tombé amoureux ?

Ratin (Brésil) : Je ne m’en souviens pas vraiment car j’étais vraiment petit. Cela a toujours fait partie de moi.

 

Twenty : Quand as-tu réalisé que la danse était ce que tu voulais faire de ta vie ?

Ratin (Brésil) : Je dansais avec des amis de mon quartier pendant très longtemps. Je n’avais aucune formation et ne connaissais pas la différence entre le break et le hip-hop. Un jour des B-Boys m’ont invité à venir s’entrainer avec eux. Pendant que nous nous entrainions, c’est à ce moment précis que j’ai su.

 

Twenty : Qu’est-ce que cela représente pour vous de faire partie d’une compétition aussi importante ?

Issei (Japon) : C’est quelque chose que j’ai voulu faire depuis très jeune. Je suis honoré et très content d’être là.

 

Twenty : Quand avez-vous su que vous vouliez devenir danseurs ?

Shigekix (Japon) : Pour moi au début, je faisais ça pour m’amuser. Mais peu à peu ca a pris de l’ampleur et aujourd’hui je suis très content d’en être là.

Issei (Japon) : C’est pareil pour moi. Sauf que lorsque j’étais au collège et au lycée je me suis rendu compte que la danse était tout ce que j’avais donc je me suis dit : voilà ce qu’il te reste à faire. Danser.

 

Twenty : Quelles sont vos inspirations ?

Shigekix (Japon) : Pour moi, cela ne se fait pas visuellement comme en regardant un dessin animé par exemple. Tout se passe lorsque j’écoute et que je ressens la musique.

Issei (Japon) : Personnellement, je m’inspire beaucoup de mon crew. En s’entrainant, en les affrontant. De plus, le hip-hop japonais m’inspire énormément. La mentalité de ce style de musique est incroyable.

 

Twenty : Grâce à votre passion, vous voyagez tous beaucoup. Pour vous, quels sont les endroits où la culture de la danse se fait vraiment ressentir ?

Thesis (USA) : Pour moi ça change beaucoup. Chaque pays a sa propre vibe en termes de danse. Actuellement, les pays qui sont mes préférés au niveau du style de danse sont la Russie et le Japon. Ils viennent avec ce style fou et original qui me plait beaucoup.

Moy (USA) : Personnellement, je pense que les pays d’Europe de l’Est apportent une fraicheur dans le breakdance, quelque chose d’encore jamais vu. J’ai grandi en ayant pour exemple des danseurs et crews assez « traditionnels » mais en voyant la nouveauté qu’ils arrivent à apporter en 2017, c’est un vent d’air frais qu’il manquait vraiment.

 

Twenty : Quand avez-vous réalisé que la danse était plus qu’un hobby ?

Moy (USA) : Un jour, j’ai participé à un évènement de breakdance. En rentrant chez moi, j’ai reçu plus d’une centaine de mails de gens m’invitant à danser dans différents pays, villes ou états. C’est là que j’ai su que cela pourrait être plus qu’un hobby. Malgré ça, j’ai choisi de continuer de le faire avec passion.

Danny (France) : Alors pour moi c’est différent. A la base je jouais au foot et peu à peu le breakdance est devenu une passion. Je ne peux pas mettre des mots dessus tellement c’est mort. C’est quelque chose que je ressens mais que je ne peux pas exprimer.

Thesis (USA) : Au début, c’était pour m’amuser. Quand j’étais petit, j’allais voir pas mal de streetshows sans vraiment savoir ce qu’était le breakdance. C’est en grandissant, lorsque j’ai déménagé en Arizona que j’ai vraiment pu me développer en tant que danseur et que j’ai trouvé cette passion.

Willy (France) : Comme Danny, à la base je faisais du foot. Quand la danse est apparue, je ne savais pas quoi choisir entre les deux. Un jour pendant un stage, je me suis blessé et c’est là que je me suis dit « je vais faire de la danse ». Mes parents étaient pas super contents sur le coup. Mais aujourd’hui, la danse m’a énormément appris sur moi-même. J’ai pu voyager, rencontrer des gens alors qu’à la base, j’ai commencé chez moi, seul. Tous les mouvements de base, je les ai appris seul. Maintenant je suis content car je me rends compte que ça paye. Je suis danse cette compétition avec des danseurs qui pour moi sont des influences.  

 

Propos recueillis par Elias Bouatit.

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