La réforme du master, ça dit quoi ?

Grande première pour la rentrée de septembre prochain : les universités pourront désormais sélectionner les étudiants qui feront leur entrée en première année de master. Petites explications.
28/06/2017

 

 

Un nouveau processus de recrutement

Les universités proposeront bientôt aux étudiants un concours, un oral ou encore un examen du dossier du candidat  afin de sélectionner les admis à leur formation.  Bien entendu, comme lors des candidatures en troisième année de licence (après un DUT, une prépa ou encre un BTS par exemple), les universités communiquerons aux étudiants non admis les raisons de ce rejet.

A l’inverse, la sélection ne devrait plus exister entre le master 1 et le master 2. Il y aura quelques exceptions comme en Droit ou en Psychologie. En Droit de nombreux concours sont ouverts à bac + 4 (avocat, juge, etc.), tandis qu’en Psycho le master 2 mène à des professions réglementées.

Enfin, les universités fixeront, après s’être concertées avec le recteur d’académie, le nombre de places disponibles pour les masters qu’elles proposent.

 

Le droit à la poursuite d’études

 Tout ne sera pas fini pour les étudiants recalés. En effet cette réforme comporte également un « droit à la poursuite d’études ». Plus simplement, cela veut dire que les étudiants non admis au master de leur choix devront être accepté ailleurs, ils ne seront plus laissés sans rien. Ce ne sera pas automatique puisque les étudiants devront solliciter leur recteur (le responsable de leur académie) afin que ce dernier soumette trois autres propositions de formation. Le projet professionnel sera pris en compte dans ces suggestions. Si les masters proposés impliquent que le candidat doit se déplacer loin de chez lui, il pourra bénéficier d’une « bourse de mobilité ».

 Une plateforme « trouvermonmaster.gouv.fr » a été créée pour faciliter cette réforme. C’est une sorte d’APB (Admission Post Bac+3) à but seulement informatif. Ainsi le site liste l’offre de masters, en proposant des descriptifs de la formation, les conditions fixées par les établissements etc...

 

 

Par Eddy Dabla, 20 ans, étudiant admis en L3 inchallah

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