PNL : leur fête du Maire

Et si l'étonnante discrétion médiatique de PNL s'expliquait par l'étrange lien qui unit leur père, René Andrieu et l'ex-maire de Corbeil-Essonnes, Serge Dassault ? Téotime a mené l'enquête. Révélations.
14/02/2017

Corbeil-Essonnes, le symbole le plus fort de la ville est certainement PNL, groupe de rap que l'on ne présente plus.

La volonté du groupe marquée par la recherche de "la paix et l'argent" (Peace N' Lovés) est pourtant entachée par leur passé qui commence à se dévoiler par certaines références de l'album "Dans la légende".

En effet dans le morceau "Uranus" les lyrics interrogent : "Chez moi le maire est le nerf de la guerre". Même chose dans le 3ème morceau "Dans la légende" : "Igo on veut la ville, boire le sang du maire".

Mais qui est donc ce maire qui intéresse tant le groupe ?

Tarik et Nabil ont grandi des années 1990 à 2000 dans la cité des Tarterêts de Corbeil-Essonnes, le maire n'était autre que Serge Dassault, l'homme possédant la cinquième fortune de France.

En 1995, Serge Dassault, après 18 ans d'effort pour se positionner en tant que personnalité politique de la ville, est élu maire. Il comprend vite que pour unir la ville il lui faut tout d'abord s'assurer le soutien des plus grandes cités qui la composent au moyen d'une politique un brin douteuse (étranges dons de plusieurs millions, soupçons d'achat de voix, etc.) envers ceux qui tiennent les cités (cf  http://m.nouvelobs.com/l-enquete-de-l-obs/20140110.OBS1995/monsieur-dass...

 

La rencontre en 1995 entre le père de PNL et Serge Dassault en image : http://referentiel.nouvelobs.com/file/6831833.jpg

 

Et c'est à ce moment précis que le père de Tarik et Nabil Andrieu (PNL) : René Andrieu, figure majeure des Tarterêts par son activité de braqueur, rencontre Serge Dassault qui le nomme président de l'Association des Jeunes des Tarterêts (AJT). Quelques mois plus tard, celui-ci se fait prendre avec 3,5 kilos de cannabis dans les locaux de l'association.

Serge Dassault exfiltre donc tout naturellement cet encombrant René Andrieu en Corrèze fin 1995.

 

Mécontent du sort qui lui a été réservé - il n'aurait pas eu le salaire et le logement promis en échange du parrainage des cités-, Andrieu, qui émarge au RMI, végète quinze ans en Corrèze, avant de revenir à Corbeil-Essonnes en 2011.

Andrieu décide donc, avec le boxeur Fatah Hou, de "piéger" Serge Dassault. Ils s'invitent dans le bureau de l'ancien maire, munis d'une caméra cachée pour réclamer l'argent qui leur avait été promis en l'échange du parrainage des cités. (Lien de la vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x186pfz_dassault-et-les-gros-bras-l-int...)

Trois mois plus tard, le père de PNL et le boxeur seront pris pour cible dans une fusillade perpétrée par l'homme de main de Serge Dassault : Younès Bounouara (qui sera condamné en mai 2016 à 15 ans de réclusion)

Ce proche de Serge Dassault est pourtant un ancien des Tarterêts qui permettait à Serge Dassault d'établir les liens politiques et économiques avec les cités(http://m.nouvelobs.com/justice/20131107.OBS4571/qui-est-younes-bounouara...)

 

Le boxeur est grièvement blessé (il en restera paralysé), le père de PNL en ressort miraculeusement indemne. 

 

On comprend donc mieux les différentes références de PNL sur cet (ex) maire aux méthodes peu académiques (qu'il a toujours niées).

 

De plus cela permet de mieux comprendre le fait qu'ils ne donnent aucune interview et sont très discrets sur leur vie privée.

Pourtant celle-ci semble les rattraper, face à l'impuissance de la justice vis-à-vis de la cinquième fortune de France, ils soulignent donc discrètement les abus de la politique dans un rap bien plus engagé qu'il n'y paraît.

Le mantra "Que la famille" prend ici tout son sens.

 

PNL finiront-ils par faire éclater la vérité au grand jour malgré les pressions ? 

Peuvent-ils utiliser leur surexposition médiatique pour "venger" leur père ? 

 

Quoiqu'il en soit PNL désirent plus que jamais "la ville et le sang du maire".

 

Par Teotime Pacreau, 19 ans, étudiant.

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