Quand la chanson française déraille #5 Carlos - Tirelipinpon

Si la France compte nombre de paroliers de haut vol, parfois, les auteurs partent en vrille. Alors, pour mieux connaitre toutes les facettes de leur patrimoine culturel, les Twenty se sont penchés sur ces grands ratés de la chanson française.
12/08/2017

 

 

5- Carlos, TIRELIPINPOM

 

Première lecture : Une invitation au voyage à travers une célébration érotico-beauf des féminités exotiques. Un tour du monde utérin, porté par une mélodie régressive. 

 

Deuxième lecture : Toutes les femmes sont des catins et rêvent de se taper Carlos, l’ami jovial et adipeux. Banana la guadeloupéenne est une ensorceleuse, Tatoumi la japonaise est une Geisha (une pute avec la gueule peinturlurée, si vous préférez), Osiris l’Egyptienne zone dans son harem (notez qu’Osiris est un dieu égyptien de sexe masculin, dont le frère, Seth, a coupé le pénis avant de le jeter dans le Nil), Sophie du Burundi adore les bananes et fait des turlutes aux éléphants (merci Carlos pour la subtilité des doubles sens)… Bref, la femme non occidentale est une odalisque lascive ou une amazone aventureuse, qui rêve de se faire honorer par un beau mâle étranger (et franchement, pas sûr que Carlos soit le meilleur choix, en termes d’étalon aryen).

 

Degré de racisme : On est sur de la blague potache, un peu gauche et un peu lourde. Parfois, le sens se fait obscur, pour permettre une rime un peu gauche. La chanson mérite donc un 2 ou un 3 sur 10. Le vrai problème, finalement, ce n’est pas forcément la teneur raciste du propos, mais plus le fait que Carlos parle de fellation au Club Dorothée, programme destiné aux enfants. 

 

Le passage le plus raciste : « La Sophie du Burundi qui fait danser les bananes » (prononcé avec un accent un peu limite quand même).

 

Le meilleur commentaire sur Youtube ?

 

 

Il est où maintenant ? : Carlos est mort !

 

Moralité : Les années cocaine à gogo du PAF, c’était quand même plus rigolo ! Pour programmer Carlos au club Dorothée, faut être en sacrée montée !

 

 

Par Carmen Bramly, 22 ans, écrivain

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