Simple, basique #1 : starter's pack de l'influenceuse type

Une Twenty s'est amusée à faire le portrait robot de l'influenceuse lambda, de son vocabulaire à ses accessoires. Un guide pratique qui pourra éventuellement venir en aide à tous ceux et celles qui aimeraient se lancer dans la profession !
07/06/2018

 

 

Mai 2018. Le festival de Cannes s’achève tandis que les consciences s’éveillent : que foutait cette ex-candidate de télé-réalité sur le tapis rouge aux côtés de Vincent Lindon ?

 

Voici nommée l’influenceuse : « auto-entrepreneur » de sa propre personne, experte en cosmétiques, consommatrice ZARA émérite, partageant ses expériences par le biais de la grande entreprise familiale Youtube. L’influenceur est souvent une influenceuse : le monopole des produits de beauté appartenant quoi qu’en disent les adeptes des tartines de parité, aux femmes. La côte de l’influenceuse se calcule en fonction de plusieurs paramètres qui la propulseront du rang de potentielle recrue de Cyril Hanouna à égérie de marque de luxe. Sa maitrise des réseaux sociaux, son physique (sans hypocrisie aucune Mimi Mathy n’influencera jamais personne), sa capacité à montrer son chien ou compagnon à l’écran sont autant de critères à ne pas négliger.

 

NB : Une dose d’engagement pour la condition féminine ou une économie plus verte serait un plus.

 

 

 

 

Son vocabulaire

 

 

L’influenceuse a une capacité à inventer des concepts pour tout. Ce qu’un individu normal appellerait «  se maquiller », « sauver les meubles » voire « se refaire la façade », deviendra pour notre pro du Bescherelle une « routine beauté ».

A ceci s’ajoutera un lexique du « petit, chou et mignon » assez irritant si l’on ne vit pas à DisneyLand. Tout est « adorable » ou « cute ». Sans être complètement conne, l’influenceuse a une certaine prédisposition pour s’exprimer comme un personnage de dessin animé.

Le temps passant et les followers se multipliant, le CV de la dame se fait de plus en plus savant. De candidate de télé-réalité on passe à « auto-entrepreneur », « digital influencer », ou « brand manager ».

Elle découvre d’ailleurs dans le même temps le « professionnellement parlant » qui devient son indispensable.

 

 

Sa philosophie

 

 

L’influencing fait partie des rares disciplines pour lesquelles le bonheur est vendeur. En gros plus tu souris plus tu vends.

A la question « qu’est-ce qu’une belle femme ? », elle répondra sourire aux lèvres « une femme épanouie » en pensant très fort « un 34 ».

Car le grand talent de l’influenceuse c’est dire tout alors que le contraire se trouve face caméra. A savoir que le physique ne compte pas, que le plus important se trouve dans votre tête, qu’elle mange tout ce qu’elle veut sans se priver, et que chacun est libre de penser ce qu’il veut.

D’ailleurs sa philosophie s’inscrit jusque dans son mobilier, lorsqu’elle ne tourne pas dans un hôtel. Les coussins couleur taupe disent « j’aime la vie » en toutes lettres. La chambre est remplie d’étoiles en rotin qui se veulent « Life style » et de bougies senteur « Macadamia ».

 

 

Ses inspirations 

 

 

Le classique mais efficace « ma mère ».

 

 

Ses indispensables

 

 

 

 

- Un iPhone dont la coque indique très clairement « je suis une fille ».

- Un MacBook à coque imitation marbre.

- Un ToteBag en lin d’Acacia des montagnes de Roumanie filé à la main.

 

 

Son mot de la fin

 

 

« Je veux toucher toutes les femmes ».

 

 

 

Par Alix L'Hospital, 20 ans, étudiante

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