L'Allemagne : une terre d'asile et de désillusions

La misère est elle moins pénible au soleil ? Non, mais elle semble l’être en Allemagne. Depuis le début des années 2000, beaucoup de jeunes européens, venant du sud pour la plupart, tentent leur chance au pays de Nietzsche.
08/08/2017

 

« Les conditions d’emploi (...) sont bien meilleures qu’en Espagne : on gagne plus d’argent, on a plus de pouvoir d’achat » raconte Alberto del Barrio, espagnol de 26 ans qui travaille dans une strat-up berlinoise.

 

En juillet dernier, l’Allemagne a enregistré un taux chômage historiquement bas : 5,7% de demandeurs d’emploi (2,52 millions de personnes). C’est moitié moins qu’en 2005 (5 millions). Rappelons qu’en France, nous culminons à 9,5% (avril 2017, source banque mondiale) et qu’en Espagne ce chiffre atteint les 17,8% (avril 2017, source banque mondiale)

 

En 2011, Angela Merkel a appelé les jeunes Espagnols à venir travailler en Allemagne. Deux ans plus tard, Berlin et Madrid ont signé un accord réservant 5000 places de formation ou emplois stables aux jeunes Ibères. L’Allemagne arrive aussi en seconde place des pays recevant le plus d’étudiants Erasmus en Europe, derrière l’Espagne. Elle voit ainsi son soft power se développer.

 

Mais le faible chômage a un coût. Certains, lassés des contrats précaires et des bas salaires, ont décidé de faire le chemin inverse et de rentrer au pays. Beaucoup sont revenus de cette « fascination » pour l'Allemagne, comme les infirmières, « beaucoup plus valorisées en Espagne qu'en Allemagne » explique Sébastien Sanz, co-fondateur de la plateforme d’aide au retour « Volvemos » (« nous rentrons »). Créée en février 2016, cette plateforme accompagne les espagnols expatriés souhaitant revenir dans leur pays d’origine. Preuve d’un certain phénomène d’exode à l’envers.

 

 

Lydia Menez, 21 ans, étudiante

 

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