Cinq films à ne surtout pas regarder seul le soir de la Saint Valentin

Aujourd'hui, mardi 14 février, comme chaque année, c'est une vraie tannée pour nous, pauvres célibataires. Voici une liste des cinq films à ne surtout pas regarder seul le soir de la Saint Valentin.
14/02/2017

 

Souvent, pour meubler sa solitude, en cette triste soirée, les films d'amour sont notre seul remède, comme pour goûter, à travers la fiction, à ce qui nous manque tant. Cependant, au lieu de nous soulager, ils ne font qu'augmenter notre peine. Un mug de soupe fumant sous les yeux, en jogging sur notre canapé, nous attendons la catharsis finale devant une bonne vieille comédie romantique, la paupière armée, prête à laisser s'échapper les sécrétions lacrymales salvatrices. Un conseil, à vous qui partagez mon infortune, qui fermez les yeux devant les publicités pour des promotions spéciales Saint Valentin, "pour lui et pour elle", évitez l'eau de rose, pas ce soir. Pour vous, voici la liste des cinq films à ne surtout pas regarder ce soir. Vous me remercierez !

 

Et si vous y tenez vraiment, mieux vaut se rabattre sur des films de guerre, ou des films trop intellos pour réveiller notre flamme déçue. Pourquoi pas ce film de Wim Wenders, une réflexion en plan fixe sur le Tokyo d'Ozu des années 50. Sinon, vous pouvez aussi regarder un film qui vous dégoutera de la chair, comme Salo de Pasolini. Un bon vaccin cinématographique. 

 

 

L'empire des Sens

Si vous êtes en chien, ne tentez pas le diable, ce film n'est pas fait pour vous (d'ailleurs, il n'est fait pour personne, mais ça, ce n'est que mon humble avis). Le film met en scène les ébats continus entre une jeune servante et un tenancier d'auberge, avec quelques scènes cultes, comme celle où la jeune femme s'insère un oeuf dans le vagin.

Annie Hall

Ne regardez pas ce film, mais ne regardez aucun autre film de Woody Allen. Annie Hall est une ode à l'amour, un amour New Yorkais qui donne envie. En deux mots, Alvy Singer, à l'aube de la quarantaine, revient, dans un récit introspectif, sur sa dernière histoire d'amour. Bisous la déprime. Qui n'a pas rêvé de tomber amoureux, juste pour reproduire la scène de l'écrevisse ? (pour ceux qui ne l'auraient pas vu, attendez deux jours et plongez vous dans le film). 

Le Dernier Tango à Paris

Le Dernier Tango de Bertolucci est sans doute mon film préféré, mais ce soir, non, je m'engage à ne pas le revoir. Le Dernier Tango, c'est un film sur la perte, un film sur la passion, sur le désir. Marlon Brando, vieillissant, et Maria Scheider, toute jeune, s'annulent dans une danse érotique à l'horizontale, en huis clos dans un petit appartement. Sans identité, sans avenir, ils ne sont plus qu'un corps. 

True Romance

L'histoire d'un coup de foudre, entre une blonde platine sensuelle et un loubard, qui finit en épopée amoureuse, réalisé par Tony Scott, selon un scénario de Tarantino. Que demander de mieux ? Les deux amoureux se retrouvent en possession d'une valise remplie de sachets de cocaine, appartenant à la mafia, qu'ils essayent de refourguer à un producteur de cinéma. D'ailleurs, dans le même style, Sailor et Lula est absolument prohibé. La route du love, gardez vous ça pour plus tard. 

La Chatte sur un Toit Brûlant

Ce dernier choix peut sembler étrange, dans la mesure où le fim de Richard Brooks donne à voir une frustration plus qu'un accomplissement du désir. Justement, chers amis. Regarder la frustration des autres, à travers la vitrine d'une fiction, ne fait que nous rappeler notre propre frustration. Le mal qui tiraille le couple formé par Liz Taylor et Paul Newman, nous ramène à notre propre mal. A l'instar de Maggie, nous n'avons qu'une envie, nous jeter sur Brick, son mari, porté sur la boisson après le suicide de son meilleur ami. 

 

 

Par Carmen Bramly, 22 ans, écrivain. 

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