Harry Potter, une obsession générationnelle

En une vingtaine d'années, Harry Potter a imposé une mythologie moderne et progressiste aux étonnantes répercussions sociaux-pop. L'occasion pour Eileen de rendre un petit hommage d'anniversaire à ce héros qui a enchanté son enfance.
26/06/2017

 

 

Cela fait 20 ans maintenant que le premier tome des aventures du plus célèbre des jeunes sorciers est paru. Un héros orphelin à la cicatrice en forme d’éclair qui a rassemblé plus de 450 millions de jeunes lecteurs (calcul établi sur le nombre d’exemplaires vendus). Ce qui place la saga en troisième place des livres les plus écoulés de tous les temps derrière la Bible et le Petit Livre rouge de Mao Zedong. Un phénomène générationnel tel qu'il aurait in fine généré une nouvelle façon d'envisager l'existence ? 

Evidemment, on exagère un peu. Pourtant, la saga est tout de même devenue un objet de réflexion régulièrement mobilisé, jusque sur les bancs de l'université. En témoigne, par exemple, les 24 heures du cours intitulés "Harry Potter de J.K Rowling, approche littéraire, psychanalytique et politique", qui furent proposées à Science Po Paris en 2015-2016 par François Comba. Parce que oui, Harry Potter nous a appris à nous engager et à entrer en résistance politique, que cela soit par la lutte, intime, d’Hermione pour être reconnu en tant que « vraie » sorcière ou celle, collective, des Elfes pour obtenir un statut de créature magique non magicienne. Quoi qu’il en soit Harry Potter est devenu un grand classique pour la Génération Y comme le Seigneur des Anneaux a pu l’être dans les années 60 et 70 (les livres étant parus en 1954-55). La saga s’est imposée, a marqué la génération Y (et les parents de celle-ci) dans le monde entier et certainement à vie. C’est le bouquin que l’on fera lire en premier à nos enfants, comme nos parents l’ont fait avec le Hobbit et le seigneur des anneaux.

 

De mon côté j’étais à peine née lors de la parution du premier tome, c’est avec le film que j’ai donc découvert cet univers et attendu comme beaucoup d’enfants ma lettre d'admission pour Poudlard à l'occasion de mes 11 ans (et j’attends toujours). J’ai grandi avec les acteurs en attendant chaque épisode de pied ferme tout en comparant durement les adaptations cinématographiques aux livres.  Aujourd’hui encore, il m’arrive de faire des marathons Harry Potter en contemplant l'affiche « Wanted Sirius Black » à côté de ma télé (une vraie Potterhead) pour patienter en attendant les nouvelles expositions en l’honneur des héros qui ont accompagné mon adolescence.

 

Eileen, 18 ans, étudiante en journalisme

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