On a testé : la biennale de Paname

Twenty s'est rendu pour vous à la Biennale de Paname (la #BdP), une association pour l’art contemporain dont la première édition avait lieu le week-end dernier, du 19 au 22 octobre. On vous parle de nos 3 artistes coups de coeur !
26/10/2017

 

 

 Du 18 au 22 octobre s’est tenue à Paris la première édition de la Biennale de Paname. Au programme, 4 jours d’exposition totalement gratuites, près d’une vingtaine d’artistes présents, des installations sonores, des performances vivantes, de la photographie et de la peinture. Ce projet est parti du désir de proposer un évènement décloisonné et accessible à tous. Ce n’est donc pas un hasard si la biennale a eu lieu au même moment que la FIAC, symbole ultime de l’élitisme propre à l’art contemporain.

Twenty vous présente ses trois artistes coups de coeur:

 

 

LEO MARSAL

 

 

Le travail de Léo Marsal est centré sur la représentation du corps comme entité plurielle. A travers les corps entremêlés et entrelacés qu’il dessine, il évoque la frontière très fine entre la violence et la sexualité, le désir et la souffrance. Chaque corps représenté est sans genre, sans âge, sans proportions idéales apparentes. A la Biennale Léo Marsal exposait TZAMETIS - cinq personnages rouges se détachent sur un fond en aplat bleu, sans décor. Ils se pointent tous du doigt, et par ce geste, insistent sur la circularité des regards. Léo Marsal exprime par cette oeuvre l’absurdité d’une existence cynique où l’on se croise et s’entrecroise dans une boucle sans fin. Le rouge et le bleu, couleurs saturées et contrastées, renvoient tout autant à la violence des passions qu’à une sérénité plus contemplative.

- compte instagram : leo.marsal

 

 

 

ANDREA PICCI

 

 

La démarche artistique d’Andrea Picci s’articule autour de deux sujets : la célébrité et les réseaux sociaux. Andrea Picci utilise les réseaux sociaux, non pas comme une galerie pour exposer ses oeuvres, mais comme un médium artistique à part entière. A la Biennale, Andrea Picci a exposé VOLUMEN. Pour réaliser cette oeuvre, il est parti du constat suivant : à force de numériser tout le vécu matériel, nous laissons de moins en moins de traces tangibles de notre existence. Que restera-t-il de nous une fois que l’on sera mort ? Andrea Picci a voulu prendre le contrepied de nos sales manies générationnelles en imprimant les profils Instagram et les messages de personnes décédés donc le feed ne sera plus jamais mis à jour, afin de leur offrir une sorte d’immortalité historique.

- site internet : andreapicci.com

- compte instagram : andreapicci.tv

 

 

 

SALOME PARTOUCHE

 

 

Salomé Partouche a baigné dans le monde du spectacle. Son père tenait des établissements où se produisaient des travestis et depuis sa plus tendre enfance, elle a pu être témoins de diverses transformations. Depuis, Salomé Partouche n’a cessé de s'opposer, par son art, aux choses plates et parfaites, au règne de l'ennui et à la dictature du mou. A travers ses photos, ses peintures et ses sculptures Salomé Partouche s'attache à sublimer la laideur et le gore.

- site : www.salomepartouche.com

- compte instagram : salome.partouche

 

 

Le site de la biennale de Paname: www.biennaledepaname.com

 

 

Par Alix Welfling, 21 ans, étudiante 

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