Twenty défi : assister à l’enregistrement d’une émission TF1

Chez Twenty, on adore les défis ! Cette semaine, bon gré, mal gré, c'est Eddy qui a dû s'y coller... son challenge ? Assister à l'enregistrement d'une émission de TF1... une expérience qui n'est pas sans lui avoir laissé quelques séquelles...
17/06/2017

 

Je n’ai jamais été un grand fan des primes de TF1, encore moins de leurs émissions musicales. Néanmoins quand une amie m’a annoncé avoir gagné deux places pour l’enregistrement d’une émission mardi soir, je n’ai pas longtemps hésité à l’y accompagner, surtout motivé par la possibilité de transformer cette expérience en article.

 

 

Nous nous rendons donc pour 18H30 (comme indiqué sur le mail d’invitation) à la Seine Musicale, ce beau bâtiment qui ressemble à un vaisseau surplombé d’un pompom qui a ouvert ses portes en Avril dernier sur l’île Séguin à Boulogne Billancourt. Enfin nous ne découvrons pas tout de suite le bâtiment puisque que la queue pour atteindre l’entrée s’entend jusqu’au pont servant à rejoindre l’île. Après trois quart d'heure de queue à l'extérieur du bâtiment, nous finissons finalement par rentrer.

 

 

Il est 19h25 quand nous pénétrons enfin dans l’enceinte du bâtiment et recevons nos billets. Le guichetier m'annonce que nous serons assis au premier rang, « parce que tu passes bien à la télé » dit-il, « parce que tu es noir » entends-je.

Nous patientons de nouveau 30 Minutes dans la queue devant les portes de la salle. J’en profite pour observer le public. Autour de moi, les ménagères de +50 ans sont majoritaires, viennent ensuite les familles avec des enfants d’une dizaine d’années, puis les couples d’une trentaine d’années. En revanche j’ai l’impression que nous sommes les seuls jeunes d’une vingtaine d’années. Un peu normal quand on sait que l’émission  à laquelle nous nous rendons s’intitule « Michel Berger : 25 ans déjà ».

 Nous finissons par rentrer. 20h arrive, heure du début du show normalement. Cependant sur la scène seuls les instruments de l’orchestre sont en place, à coté des hommes s’activent pour aspirer de gros confettis éparpillés au sol.

 

 

Ensuite un chauffeur de salle arrive. Je me dis qu’il est hyper doué, il  noue rapidement une complicité avec le public, il connaît même les noms de certains fans de la première heure. Il me convainc tellement que je me dis qu’il pourrait facilement être présentateur. Il nous explique le déroulement du show, je finis par croire que je vais passer une bonne soirée, tout se passe bien. Enfin tout se passait bien jusqu’à ce qu’il nous annonce que l’enregistrement peut se poursuivre jusqu’à après minuit. Ils veulent garder le public pour l’enregistrement des premières minutes d’une autre émission de TF1 qui se poursuivra le jeudi suivant. Suite à cette annonce le public régit bien : « ouiiiii », crie une partie de l’audience en cœur. Je pense : « non, y’en a qui taffent demain ! » Première mauvaise nouvelle d’une longue soirée.

 

 

Pendant la première heure du show, entre chaque consigne et explications sur le déroulement de l’émission on nous fait applaudir. En criant puis sans crier puis avec des lumières faibles puis avec des lumières fortes… Bref j’en viens à me demander si le but c’est qu’on ne sente plus nos mains ? Etrangement le public ne mollit pas et est toujours autant expressif.

 

 

L’orchestre symphonique prend place sur scène et Nikos finit par arriver. On refait l’introduction, une, deux, trois fois en tout accompagnant le monologue de Nikos de nos applaudissements les plus enthousiastes possible. Bien évidemment les photos sont interdites même si quelques téméraires tentent furtivement de prendre leurs stars en photos.

Sur la scène les artistes défilent accompagnés par l’orchestre symphonique derrière eux. Entre chaque reprise des classiques de Michel Berger, s’enchainent sur les grands écrans les témoignages de ces chanteurs sur ce que l’artiste représentait pour eux. Nolwenn Leroy, Shy’m, Slimane (qui remporte l’applaudimètre), et Raphaël se produisent juste devant moi. Avec eux d’autres que je ne connaissais pas et dont je n’ai pas retenu le nom.

 

Je dois avouer que je ne connaissais peu, voire pas le répertoire de Michel Berger, cette soirée m’a au moins appris qu’il était doué. Et franchement je me suis pris à passer un bon moment.

Il est 23h et tous les artistes ne sont pas encore passés, sachant que l’enregistrement se poursuit par celui de « la chanson de l’année 2017 », une autre émission de TF1. Voyant le temps passer et m’imaginant devoir payer un Uber que je n’ai absolument pas les moyens de m’offrir, nous nous m’éclipsons discrètement sur les coups de 23H30.

 

 

 

 

Par Eddy Dabla, 20 ans, qui ne se verra pas à la télé. 

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