Etre beau : le livre qui montre un autre visage du handicap.

Publié aux éditions Stock, Être Beau raconte le handicap différemment, à travers une galerie de portraits touchants, couplés à une analyse poussée de notre vision du handicap.
03/12/2018

 

Pendant trois ans, Frédérique Deghelt, écrivain, et Astrid di Crollalanza, photographe, ont donné image et parole à ceux qui ne sont généralement pas représentables, pas audibles, et que nous appelons « handicapés », sans jamais donner à ce mot une autre définition que celle d’un manque. Leur but : rendre à leurs modèles une forme de poésie, de beauté, que la société a du mal à reconnaître. En nous empêchant de détourner le regard, ils nous font nous seulement voir, mais entendre ces voix singulières. Twenty a sélectionné trois portraits de jeunes, qui ont joué les modèles devant l’objectif d’Astrid di Crollalanza.

 

1- Pauline et Eva

 

 

Pauline et Eva sont deux jumelles trisomiques, « ensemble elles forment un duo solidaire et joyeux », explique Frédérique Deghelt.

Elles aiment suivre leur père dans des concerts, des boîtes, en voyage… il les emmène partout où elles pourront vivre des expériences uniques, alimenter leur vision du monde, grandir et se construire.

 

2- Amel

 

Amel : « Pour moi, la beauté ne se résume pas qu’au physique, même si je pense qu’elle a quand même son importance de nos jours à cause des magazines, de la télé, etc. On nous fait croire que si on est beau, on peut tout faire... Je suis consciente qu’à notre époque si tu n’es pas mince, grande et avec un joli visage, tu n’entres pas dans les critères de la beauté. Moi, je pense que tout ça c’est superficiel. Je crois qu’une personne doit tout d’abord être belle de l’intérieur. Si elle a une belle âme, elle apparaîtra magnifique aux yeux des autres et on ne fera pas attention à son physique, même s’il n’est pas avantageux. Moi par exemple, lors de la séance photo, je me suis trouvée belle, même très belle. J’ai été mise en valeur et je me suis aperçue que moi aussi je pouvais être “canon” comme disent les jeunes de mon âge ».

 

3-Tim

 

Contraint de se déplacer en fauteuil roulant, Tim est encore un adolescent sous la tutelle de sa mère, dont il aimerait d’ailleurs bien s’affranchir. Si son corps le tourmente parfois, comme là, au moment où a été prise cette photo, après une importante opération, il reste serein.

Pour la photo, « l’élément liquide. C’est lui qui avait proposé ce cadre, cette légèreté́, qui n’était pas vraiment dans sa vie à ce moment-là », analyse Frédérique Deghelt.

 

Par Carmen Bramly. 

 

Photographies : Astrid di Crollalanza

 

Pour acheter le livre, c'est par là : 

https://www.editions-stock.fr/livres/essais-documents/etre-beau-9782234086296

 

Rechercher

×