Boostee : notre electro-crush

Derrière Boostee, l'auteur de Pop Corn, l'un des tubes de l'été se cache Mehdi Calendreau, un Twenty de 22 ans. Esteban vous livre un entretien XXL avec cette star des dancefloors.
29/05/2017

 

 

Vous avez sûrement entendu ou vu le clip de Let Me Love. Boostee vient de Cholet et a sorti le 17 mars dernier son premier album, entre rap, pop et électro, il s'agit d'un projet complet bourré de bonnes vibes, teinté de folk, de house et même de reggae.

 

 

Twenty : Boostee, peux-tu te présenter ?

Boostee : Je m’appelle Boostee, je fais de la musique, je mélange plein de styles différents, rap, pop, électro. J’ai sorti mon premier album, Bluesky.

 

 

Twenty : Ca fait quoi d’avoir 20 ans en 2017 ?

Boostee : C’est cool, je ne me plains pas et même si c’est dur on vit bien ; regarde, on est en terrasse, il fait beau. Il ne faut pas relever tout ce qu’il y a de mauvais. J’ai encore mes parents, mes deux soeurs, je suis très heureux.

 

 

Twenty : T’es-tu toujours fait appeler Boostee ?

Boostee : Non, j’ai moi-même trouvé ce nom. Quand j’ai commencé à écrire, à faire de la musique, je voulais en trouver un pour imiter les rappeurs américains. Eminem c’est Marshall, ils ont tous un blaze, donc je me suis dit qu’il fallait que j’en ai un moi aussi. Je l’ai trouvé en deux secondes ; j’avais des boutons à l’époque, j’adorais l’Ice Tea, donc j’ai pris le « bou » de boutons et le « stea » d’Ice Tea : Boostee. Je l’ai gardé depuis.

 

 

Twenty : Qu’est-ce qui t’as le plus frappé lors de ton arrivée à Paris pour la promo et le travail ?

Boostee : La pollution ! (rires) Paris c’est la ville. Moi je viens de province, j’ai grandi dans une toute petite ville. Ma mère a vécu à Paris, tous ses frères et soeurs y sont restés, donc j’y allais souvent. En réalité ce n’est pas comme si je découvrais la capitale. A force, j’apprends à l’aimer, même si cela n’a pas été facile au début. Je ne suis pas un fan du stress, des gens qui marchent vite. Je suis à l’opposé de ça. Je commence à apprécier Paris.

 

 

Twenty : Tu envisages d’y déménager ?

Boostee : Ce n’est pas dans les tuyaux pour le moment. J’aime rentrer chez moi pour profiter de mes parents et les aller-retours ne me dérangent pas. Je vais à Paris pour travailler, on fait en sorte de compresser la promo sur 5-6 jours et je rentre directement.

 

 

Twenty : Aimes-tu le basket et le sport en général ?

Boostee : J’ai longtemps fait du basket, j’aimais cela mais c’était plus pour m’amuser. Je n’étais pas mauvais mais je passais mon temps à faire le pitre. J’ai aussi réalisé l’hymne officiel du CB Cholet qui joue à un bon niveau, en Pro A. Maintenant je ne fais plus du tout de sport, ce n’est pas ma passion.

 

 

Twenty : Tu peux nous parler de ton parcours scolaire ?

 

Boostee : J’étais dans un collège classique (Daniel Brottier) dans une petite ville. Ensuite je suis allé au lycée Sainte-Marie de Cholet. Depuis ma sixième, les profs voulaient me faire redoubler, mais mes parents refusaient, négociaient et je finissais par passer. J’avais 5 de moyenne en Terminale mais j’ai eu mon bac STMG au rattrapage, alors même que personne ne pensait que je l’aurais. Je n’étais pas du tout un bosseur, j’étais davantage occupé à créer des concerts, vendre des CDs. Je préférais faire de la musique plutôt qu’étudier. Je passais mon temps au Conservatoire. J’ai eu un parcours très chaotique mais j’ai eu mon bac pour faire plaisir à ma maman (sourire).

 

 

 

Twenty : Comment t'en es venu à sortir un disque ?

 

Boostee : Je suis allé au Conservatoire dès le collège, j’y jouais du saxophone. Puis, durant ma Première et ma Terminale, j’y ai intégré une section qui avait pour but d’apprendre à enregistrer un morceau en studio. J’y ai aussi étudié la présence scénique. Faire de la musique c’était un kiff pour moi. J’étais assez débrouillard donc je faisais tout moi-même dans un studio à côté de chez moi. Je travaillais avec mon père pour me faire un peu d’argent et pouvoir y enregistrer mes premiers EPs. Je créais mes propres pochettes, j’envoyais des mails tous les jours à des mecs qui travaillaient dans la musique sur Paris, à des ingés son etc … J’ai réussi à décrocher des rendez-vous, donc je m’habillais bien, je faisais quatre heures de route en covoiturage ; quand j’arrivais le mec me disait juste : « C’est bien ce que tu fais, continue comme ça »…  D’autres m’ont trompé. Mais je ne me plains pas, j’ai eu un parcours rapide. D’autres artistes mettent beaucoup plus de temps à obtenir quelque chose de concret comme un album. J’ai eu de la chance, je m’estime heureux d’avoir pu faire ce que je voulais en seulement 1 an. J’y ai mis toute mon âme. Dès que j’ai eu mon bac j’y suis allé à fond, j’ai fait 6 clips, je bossais à côté pour pouvoir les payer. Je me suis fait un site Internet, j’ai enregistré je ne sais pas combien de sons. J’ai lancé les Boostee Monday pour que les gens sachent que je travaillais. Cela représente énormément d’énergie. J’ai ensuite rencontré Hervé Cocto, un attaché de presse, qui m’a permis de rentrer en radio. C’est lui qui y est allé pour représenter mon morceau « Dans le vide », mais elles n’étaient pas intéressées. On a réessayé avec Feel Alone, on a insisté jour et nuit pendant 4 mois et finalement ça a prit. On a eu de bons retours avec ce titre donc Pop Corn a suivi, puis Let Me Love et Smile il y a quelques jours. J’ai fait beaucoup de live depuis 1 an, j’ai rencontré plein de gens. J’ai fait des concerts géniaux, inoubliables et d’autres que j’aurais aimé ne pas faire (rires). Il s’est passé énormément de choses, je suis hyper heureux (sourire).

 

 

Twenty : Comment tu as eu l’idée des Boostee Monday ?

Boostee : Je ne sais plus trop mais je me souviens que Justin Bieber avait fait pareil en 2013, lui avait sorti son album Journals de cette manière. J’étais à fond, j’écoutais chaque morceau tous les lundi. Son concept m’a influencé. Ca a duré 3 mois pour tenir les gens au courant, créer de l’actualité autour de moi. Au final, 25 titres qui représentent presque 2 albums. Ce qui est cool c’est qu’à partir de Feel Alone, quand ça a commencé à marcher pour moi, les gens s’y sont intéressés. Ils avaient de quoi écouter avec des morceaux que j’avais déjà sorti. Les Boostee Monday c’était une sorte de petite série.

 

 

Twenty : Comment le rap junior de Lil Bow Wow t’a-t-il poussé à créer ?

Boostee : J’ai découvert ce mec-là quand j’avais 12 ans, je suis tombé sur son album Beware of Dog. Il avait le même âge que moi à l’époque quand il a sorti son disque. Je l’ai écouté et je me suis dit que c’était énorme, voir un mec de mon âge rapper. Il était stylé, c’était la star des jeunes. Donc je me suis dit que s’il pouvait le faire, moi aussi ; pourquoi lui et pas moi ? J’ai commencé à apprendre ses paroles par coeur. J’ai ensuite appris celles d’Eminem, je les écrivais sur papier pendant les cours et je les rappais à mes potes en sortant. Je faisais des freestyles.

 

 

Twenty : Comment s’organise le processus créatif entre Nino Vella, Guillaume Rezo, Joris Favraud et toi ? Mathieu Sanders qui est à la prod sur Mon Ciel aussi …

Boostee : C’est avec Joris Favraud que j’ai fait mes 6 premiers clips, il était dans la même ville que Nino Vella et moi. Nino faisait mes prods et Guillaume Rezo était l’ingénieur son, il avait le studio dans lequel j’enregistrais au début. Aujourd’hui je ne travaille plus avec Joris Favraud, avec Guillaume Rezo non plus ; je vois encore Guillaume de temps en temps. Nino est toujours mon beatmaker, c’est lui qui a entièrement réalisé mon album. BLOCK8 est derrière les vidéos de Feel Alone, Pop Corn et Let Me Love, une boite de production lyonnaise. Mathieu Sanders est un de mes amis. Il a un style musical bien particulier. Il m’ a envoyé la prod et j’ai eu un coup de coeur. Nino est repassé dessus, a fait des modifications, Théo (Mowlo) a aussi contribué aux sons Better Man et Regard. Nino a 24 ans, je l’ai rencontré lorsque j’avais 16-17 ans, nous avons fait nos premiers morceaux ensemble, il avait un micro et on enregistrait tous les deux. Nous avons commencé par faire un EP, lui en tant que beatmaker et moi chanteur ; nous avons ensuite fait l’album. Mowlo est venu se greffer au projet. On a pris l’habitude que ce soit Nino qui se charge de mixer et masteriser les morceaux afin de livrer un produit fini au label. C’est l’homme à tout faire au studio, c’est un génie ! On a une façon à nous de bosser bien particulière, on a réussi à créer une identité. Je lui dis ce que j’ai envie d’avoir sur l’instrumentale, lui ce qu’il pense des paroles. Je n’ai pas ses compétences mais je sais ce que je veux retrouver dans les prods, donc je suis avec lui en studio jusqu’au mastering. Nous passons des heures ensemble.

 

 

Twenty : Pourquoi avoir attendu presque 8 mois après Pop Corn pour sortir l’album ?

Boostee : Le fait est que c’est compliqué de couper la tête à un single. Feel Alone avait préparé le terrain en passant en télé. On a attendu que l’effet du morceau se dissipe pour en balancer un nouveau pour l’été, Pop Corn donc. Il est rentré doucement en radio en juillet. Il a continué à progresser en août. C’est en septembre qu’il a vraiment commencé à bien marcher, ensuite ça été très fort pendant pas mal de temps. Le titre a perduré, ça a marqué la fin de l’été des gens. On a ensuite proposé Let Me Love, qui n’a rien à voir avec le premier single, juste avant l’album. Ce dernier ne prenait pas trop au début mais il a commencé à monter d’un seul coup, aussi bien en radio qu’en télé. A ce moment-là on s’est dit qu’il fallait lancer l’album, au milieu de la montée de Let Me Love. Better Man (un de mes morceaux préférés) par exemple, je l’ai enregistré juste avant que l’album ne soit pressé. Il me restait une journée pour le faire. Je l’ai écrit en 3 heures après avoir reçu une prod de Mowlo à 2 heures du matin. J’ai kiffé la prod, j’ai écrit directement et le lendemain j’étais en studio pour poser dessus. Le prochain single sera un inédit, nous sommes en train de travailler dessus pour pouvoir le balancer pour l’été.

 

 

Twenty : Qu’est-ce que cela t’as fait d’être single de platine avec un de tes premiers morceaux ?

Boostee : C’est un truc de fou, cela représente 20 millions de streams. C’est juste génial d’avoir un platine dans son premier album. C’est incroyable de se dire que 20 millions de personnes ont streamées le morceau, je n’ai même pas ces vues là sur Youtube ! Que la personne ne sache pas que c’est mon morceau, ça ne me dérange pas, je ne fais pas de la musique pour être connu. Ca me fait kiffer que la personne aille sur Spotify ou autres pour écouter mon son, sans même savoir qu’il est de moi. Le streaming symbolise 2017. A l’époque, être disque d’or signifiait que tu avais littéralement vendu, les gens étaient venus acheter ton album en magasin. C’était énorme, 100 000 personnes qui achetaient ton projet. Maintenant les streams représentent juste des clicks, de la popularité. On peut le voir comme ça, moi je le vois davantage comme 20 millions de personnes qui sont arrivées jusqu’à ma musique. Quand on m’annonce que je suis single de platine, je prends ! (rires).

 

 

Twenty : Pop Corn est un morceau particulier, il mélange les influences entre le flow rap US du refrain, le beat house, la mélodie… Comment avez-vous avez réussi à marier tout ça ?

Boostee : C’est dû au fait que nous sommes très complémentaires Nino Vella et moi. Il a des influences que je n’ai pas, et inversement. Lorsque je crée un morceau comme Pop Corn, c’est d’abord un guitare-voix, lui est à la guitare et je me charge d’inventer un air. La base que j’amène est très folk , le rap c’est pour le couplet. Lui c’est le côté électro-pop sur l’instrumentale. C’est un mariage entre le rap, la folk, la pop et l’électro donc. Nous conjuguons à nous deux plusieurs styles différents, c’est un vrai travail d’équipe.

 

 

Twenty : En chantant anglais sur tes refrains et même sur l’intégralité des sons Keep on moving et Walk tu fais un beau pied de nez à ceux qui disent que les français ne savent pas parler anglais … Tu en as conscience ?

Boostee : Ce n’était pas pour ça ou pour me lancer à l’international, comme j’ai pu le lire dans certains commentaires. Les gens ne voient pas le côté artistique. Ils se disent que je suis un mec signé dans un label alors que mes singles, Feel Alone, Let Me Love et Pop Corn ont été créés dans ma chambre. Feel Alone, je l’ai sorti en indépendant, j’ai été signé au moment du lancement de Pop Corn mais il était déjà créé depuis 1 an … Les gens ont l’impression que c’est du mainstream alors que c’est mon propre style. Si je chante en français et en anglais c’est parce-que j’ai découvert le rap en anglais. Donc j’ai commencé à écrire en anglais mais l’on m’a dit qu’il fallait que tout le monde puisse comprendre ce que j’écrivais. J’ai pensé qu’ils avaient raison, j’ai donc intégré des couplets en français, afin de faire passer des messages ; tout en gardant mon kif en anglais sur les refrains. Les jeunes dans mes concerts ne comprennent pas toutes les paroles mais c’est super de les entendre chanter en anglais alors que je suis un artiste français (sourire).

 

 

Twenty : Tu affectionnes les sonorités reggae (Keep on moving) ?

Boostee : Je suis fan de Bob Marley. Je n’écoute pas de reggae, j’écoute du Bob Marley. C’est un artiste qui m’a énormément influencé, sa philosophie de vie me correspond énormément. Je ne fume pas de weed par contre ! (rires) La manière de transmettre des messages de paix et d’amour, c’est au travers de ses chansons que je l’ai découvert. La philosophie Peace me plaît beaucoup. Sur Keep on moving principalement, mais sur d’autres morceaux aussi, j’ai voulu en quelque sorte lui rendre hommage. J’aime beaucoup, il a énormément de bonnes vibes.

 

 

Twenty : Dans Keep on moving tu évoques aussi la spiritualité, c’est quelque chose qui t’attires ?

Boostee : Je ne crois pas en Dieu mais je respecte énormément ceux qui y croient et qui sont dans la religion. Je crois malgré tout en quelque chose, à l’existence d’une forme d’être supérieur. Je ne me ferme à rien. Je crois énormément au karma, pour que de belles choses t’arrivent il faut faire de bonnes actions. On récolte ce que l’on sème.

 

 

Twenty : Quels sont les artistes avec lesquels tu aimerais collaborer ?

Boostee : Je suis en train de bosser avec Navii, un pote à moi, nous sommes en train de faire un morceau ensemble. Je suis en discussion avec Joyce Jonathan aussi. J’adorerais collaborer avec Ed Sheeran même si actuellement il est très très haut. Donc je me contente d’imaginer ce featuring (sourire). Ed Sheeran est un fan de rap.

 

 

Twenty : Tu prônes l’amour, « l’effet de foule », c’est ta vision de la vie ?

Boostee : Je pense qu’il faut revenir à la base, aux sources. Rester naturel, être soi-même. Il faut arrêter de se mentir, d’être haineux. Stopper la critique facile. Il faut essayer de vivre ensemble.

 

 

Twenty : La vie d’artiste est-elle un moyen de garder son « âme de môme » (Kool Kids) ?

Boostee : Totalement ! Pour moi, c’est comme si je ne travaillais pas actuellement. C’est pas un taff, c’est un kif. La promo fait partie de la vie d’artiste, c’est cool. De grands noms comme Ed Sheeran, qui continue la promo ou Bob Marley qui en faisait, l’ont compris. Les artistes qui n’aiment pas ça sont des artistes qui n’aiment pas la vie pour moi. C’est extrêmement con de refuser de parler de sa musique, de la mettre en avant. La moindre des choses est de répondre et d’aller parler avec ceux qui s’intéressent à tes projets. Je ne travaille pas, je fais ce que j’aime.

 

 

Twenty : Tu sembles vouloir prendre de la distance avec les règles : « on se fout de vos règles car on ne les suit pas » (Kool Kids), c’est le cas ?

Boostee : Dans la vie de tous les jours j’aime bien faire ce que je veux, quand je le veux. Je ne suis pas un anarchiste pour autant. Je vis les choses comme je les ressens. Je ne me prends pas la tête, je ne calcule pas. Mais je sais me tenir. Je fonctionne à ma manière, c’est la seule façon de ne pas avoir de regrets.

 

 

Twenty : Dans Better man tu dis ne pas t’entendre avec ceux qui votent FN, dans Kool Kids tu parles d’insurrection, c’est une sorte de message politique pour le coup … Mais dans Let me love tu dis que ta manière de faire bouger les choses est de faire de la musique… « Ma manière de m’indigner c’est de faire vibrer les caissons ». Mais alors, comment te situes-tu vis-a-vis de la politique ?

Boostee : Je ne prends pas forcément position. Je ne suis pas militant mais c’est énorme ce qu’ils font. Je respecte ceux qui prennent la peine de descendre dans la rue pour manifester, peu importe la cause c’est très noble parce-qu’ils se battent pour leur pays, pour leurs droits. Cependant je préfère observer, de loin. Constater. D’ailleurs mes constats sont bien souvent amers. Je n’ai qu’une règle, les personnes qui votent pour les extrêmes, droite tout particulièrement, ne m’intéressent pas. Il n’y a pas moyen de discuter avec eux. J’évite ces gens-là. Je ne me présenterai jamais pour être Président parce-que je pense que le Président n’a pas les pleins pouvoirs en réalité. Je suis contre toutes les « guerres économiques », qui sont sensées rapporter de l’argent, j’aimerais en avoir tous les tenants et les aboutissants. Je suis juste un mec qui fait de la musique, quand quelque chose ne me plait pas je le dis, mais cela ne va pas plus loin. Je ne montre pas du doigt, je parle juste de ce qui me blesse dans ce que je vois.

 

 

Twenty : Que prépares-tu pour ton live du 15 juillet au Festival de Poupet ?

Boostee : C’est un gros festival où il y aura Joey Starr et Bigflo et Oli. Je serai sur scène avec Caroline, une batteuse et DJ B-SO, un DJ qui mixe avec des pads, il est énorme. On prépare le même show que celui que l’on a fait aux Etoiles à Paris le 23 mars. Ca va être un super live.

 

 

 

Par Esteban De Azevedo, notre Twenty Melowman

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