Fuzati : « Je préfère les animaux aux hommes »

Twenty a eu la chance de s’entretenir avec Fuzati au sujet du dernier album du Klub des Loosers, « Le Chat Et Autres Histoires ». Rencontre.
01/11/2017

 

Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de Fuzati, le versaillais masqué, un petit cours de rattrapage s’impose. Membre et cofondateur du groupe Klub des Loosers, son nom de scène, Fuzati, est un hommage à l’écrivain italien Dino Buzzati, auteur du « Désert des Tartares », roman poignant mettant en scène la fuite vaine du temps, l'attente et l'échec. Des thèmes qui, si ils traversent son oeuvre depuis les débuts, semblent ici totalement imprégner l'album de Fuzati, « Le Chat et Autres Histoires », sorte de recueil de nouvelles à écouter, ré-écouter et laisser infuser. De jeux de mots en sous-entendus, c’est une langue complexe et fleurie qu’il s’amuse à dérouler. Ici, la haine des précédents albums "Vive la vie" (2004) et "La Fin de l'espèce" (2012) a laissé place à une dimension plus littéraire et contemplative, souvent sarcastique voire mélancolique. Fuzati personnage devient narrateur, prend la plume et nous raconte des histoires. On y rencontre un clown alcoolique exerçant dans un hôpital pour enfants cancéreux, un cosmonaute, un écrivain qui sniff plus de lignes qu’il n’en écrit, un musicien en tournée à l’ennui libidinal, deux amis d’enfance qui s’évitent sur le quai d’un train, un homme qui confond sa pute et son chat… en somme, une galerie de personnages aux accents clowsiens tiraillés entre désirs morbides et pulsion de vie égotique, le tout porté par des rimes d’une grande sophistication sur des mélodies aux accents pop. Interview. 

 

 

TWENTY : Vous avez commencé par parler du mal-être adolescent puis de la désillusion de la vie d’adulte. Ici, quel serait le fil conducteur de toutes les histoires que vous racontez ? La fin de l’égo après la fin de l’espèce ?

 

Fuzati : Les deux premiers albums s’inscrivent dans une trilogie et celui-là n’en fait pas partie. Ici, le personnage de Fuzati est beaucoup moins central. Il faut plus le voir comme un recueil de nouvelles. C’est comme si Fuzati s’était mis à écrire des histoires. Ainsi, il n’y a pas véritablement de fil conducteur, mais on peut retrouver des thèmes comme le temps qui passe, ce qui va rester et un peu l’égo, également.

 

 

TWENTY : C’est votre premier album où toutes les parties instrumentales sont jouées, ce qui vous a quand même demandé de faire trois ans de conservatoire. Vous avez fait le tour des samples ?

 

Fuzati : J’avais l’impression d’avoir fait un peu le tour. Ces dernières années, j’ai tellement produit que si je continuais à utiliser les samples, j’aurais de quoi faire deux ou trois albums. Comme j’écoute beaucoup de jazz, de musique brésilienne, de musique organique, je voulais voir si j’étais capable de tout composer et de tout jouer. C’est bien de se renouveler tout le temps. D’ailleurs, cet album, il est très pop. Il y a beaucoup de refrains chantés, et les thèmes abordés sont un peu plus légers. Dans les deux premiers albums, c’était de la haine pure. Là, c’est plus dilué. J’avais envie de faire des belles chansons.

 
 "Aujourd’hui, j’ai l’impression que quand on est artiste, on est obligé d’être sur Instagram et de faire un album tous les trois mois."
 

TWENTY : Ce feat avec le groupe Dorian Pimpernel, signé chez Born Bad Records, c’était pour vous rapprocher d’un univers plus pop et psyché ? C’était pour euphoriser en quelque sorte vos morceaux ?

 

Fuzati : Ça n’euphorise pas vraiment, mais ça appuie ce côté un peu pop. Dorian Pimpernel, c’est triste et beau à la fois, et c’est ce que je voulais faire sur cet album. Mon batteur, sur scène, fait d’ailleurs partie du groupe. Ce sont des gens que je côtoie depuis des années, et effectivement, il s’est posé la question des refrains, parce que j’en voulais sur tous les morceaux. Il y en a où je me sentais de chanter et il y a d’autres où je me disais que c’était mieux de faire appel à d’autres personnes. En plus, en tant qu’auditeur, j’adore Dorian Pimpernel. Pour moi, c’est un des meilleurs groupes de pop actuellement en France, même s’ils n’ont pas forcément la reconnaissance qu’ils méritent. Même si je ne les avais pas connu personnellement, j’aurais eu envie bosser avec eux. Jérémie Orsel a vraiment une voix extraordinaire et quand on le voit sur scène, il chante aussi bien qu’en studio, ce qui est assez rare. J’ai vraiment pensé à lui pour ces deux refrains. C’est un peu pareil pour Xavier Boyer de Tahiti 80, quand j’ai écrit le refrain, pour lui, j’avais sa voix en tête.

 

TWENTY : Avec cet album, construit comme un recueil de nouvelles, vous semblez vous détourner de la banalité du quotidien pour embrasser une dimension plus contemplative, fictionnelle et littéraire. Vous ne vouliez plus faire d’auto-fiction en musique ? Vous en aviez marre qu’on vous identifie à vos textes ?

 

Fuzati : Complètement. C’est pour ça que dès le premier morceau, je dis qu’on confond souvent le narrateur avec son personnage. Fuzati est un personnage, et même s’il y a le masque et que je le répète, les gens ont l’impression qu’il existe et qu’ils vont pouvoir le rencontrer. C’est pour ça que sur cet album, j’avais envie d’être plus en retrait. Ici, c’est Fuzati qui écrit des histoires. Après, il y a toujours un peu d’auto-fiction. Quand on raconte une histoire, avec un début, un milieu et une fin, une fois qu’on a écouté le morceau cinq ou six fois, si on connaît trop bien l’histoire, on peut s’en lasser. C’est un peu le cas du morceau « Le bouquet », même si je l’aime beaucoup. En revanche, avec « Le cosmonaute » ou « Neuf moins huit », il y a un fil conducteur mais pas d’histoire à proprement parler. « Le cosmonaute », ce sont plein de métaphores filées sur l’espace. C’était important d’avoir un équilibre entre des morceaux plus ou moins narratifs.

 

 

TWENTY : Sur Twitter, on ne vous connaît qu’un seul tweet : « allez plutôt lire des livres ». C’était une manière de teaser la sortie de cet album, si on le considère comme un livre à écouter ?

 

Fuzati : C’était juste une manière de dire que je n’étais pas sur Twitter. Aujourd’hui, j’ai l’impression que quand on est artiste, on est obligé d’être sur Instagram et de faire un album tous les trois mois. Ça ne me convient pas. En plus, c’était une manière de se moquer des gens qui disent qu’ils n’aiment pas lire. Si tu es sur Twitter, tu passes ton temps à lire. Tu lis beaucoup de merdes, mais tu lis.

 

"Je ne me laisse pas imposer de règles, je suis en indépendance totale, dans un esprit très « do it yourself » "
 

TWENTY : Vous vous êtes déjà beaucoup exprimé au sujet de votre anonymat, mais n’y a-t-il pas également quelque chose de transgressif à cacher son identité, surtout à une époque où les individus sont en permanence surexposés et identifiés ?

 

Fuzati : Ça fait quand même vingt ans que j’ai ce masque et je ne l’ai jamais utilisé comme un gimmick. Je n’en parle pas dans les textes. Ce n’est pas quelque chose que je mets en avant. De la même manière, ce masque est blanc, neutre, il ne veut rien dire. Je ne pense pas que ce soit subversif. Il va avec ma personnalité. Je préfère rester effacé. Dans Klub des Loosers, j’incarne Fuzati, mais je compose tout depuis le départ, je suis aussi le label… j’ai pleins de rôles et je me suis toujours dit que la « célébrité » - je met guillemets parce que je ne suis pas non plus super connu - ça fausse vraiment le rapport. C’est très sain après un concert de pouvoir enlever le masque et redevenir normal. C’est la manière la plus simple de dissocier l’homme de l’artiste. La posture d’artiste, ça m’a toujours saoulé. Je me sens plus le producteur de Klub des loosers que juste artiste. Ça me fait du bien d’avoir une vie normale.

 

 

TWENTY : Vous vous reconnaissez toujours derrière les labels « punks » et « houellebecquien » que les journalistes et les critiques vous ont parfois attribué ?

 

Fuzati : Il y a pire que d’être comparé à Houellebecq. Et « punk » je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup lu ça, c’est bizarre… Après, le punk, c’est un courant que je connais assez mal, mais peut-être que je m’y reconnais dans la mesure où je ne me laisse pas imposer de règles, je suis en indépendance totale, dans un esprit très « do it yourself ». D’un côté c’est bien, il y a une liberté, et d’un autre côté, j’ai conscience que ça a ses limites, par exemple pour dépasser un certain seuil de notoriété. Ce n’est pas possible quand on est en totale indépendance. Mais on ne peut pas tout avoir et je le sais, donc il n’y a pas de soucis.

 

 

TWENTY : Dans vos précédents albums, vous évoquiez souvent un certain rejet de la paternité. Ici, cette dimension se traduit avant tout par des convictions malthusianismes. Ce sont les vôtres ?

 

Fuzati : Ça, pour le coup, c’est une conviction personnelle que j’ai vraiment développée sur tout un album, « La Fin de l’Espèce ». C’est un sujet qui n’avait pas été beaucoup abordé dans la musique. Avec Klub des loosers, c’est ce que j’essaie de faire. De la même manière, avec la dame de fer, j’ai voulu parler du handicap. Ce sont des sujets qui ne sont pas beaucoup été abordés. Il faut le faire avec humour. Je déteste être dogmatique. Je donne juste des pistes de réflexion. Sur cet album, c’est un peu moins présent, mais je l’ai tellement traité sur le précédent album que je n’allais pas trop insister. Après, sur Klub des Loosers, il y a un univers qui se répète, mais c’est ce qui me plait aussi en littérature. Avec un Bukowsky, par exemple, tu as toujours plus ou moins l’impression de lire le même bouquin, c’est une variation sur le même thème. C’est un peu la même chose avec Fante, Buzati, Paul Auster, Modiano…

 

 "Je ne traîne pas beaucoup avec des artistes, je préfère connaître les gens à travers leurs œuvres."
 

TWENTY : Avec « Acetone », vous revenez sur le pouvoir d’attraction que peut avoir l’auto-destruction. Comment expliquez-vous cet attrait pour la chute ?

 

Fuzati : C’est dans l’air du temps, maintenant. Ça l’était beaucoup moins dans les années 80 et 90. C’est peut-être une génération de fragiles, mais il faut s’en méfier. Avec Klub des Loosers, contrairement à pleins d’autres, je n’ai jamais dit que c’était rigolo. Il n’y a aucune complaisance là dedans. Il faut éviter d’enfoncer les gens dans leur médiocrité.

 

 

TWENTY : Votre morceau « les fantômes » semble évoquer « Another brick in the wall », mais en en plus maussade et nostalgique… c’était volontaire ?

 

Fuzati : Le refrain, oui. Il y avait vraiment ça, sauf que je n’ai pas fait chanter des enfants. C’est marrant, d’ailleurs, il y’a quatre jours, j’ai croisé une vieille connaissance dans le train. Il y a eu quelques minutes de flottement, où on s’est demandé si on se connaissait. Je suis parti, parce que je déteste ce genre de situations. Je me voyais déjà faire tout le trajet à base de « qu’est ce que tu deviens » et moi, ces choses-là, ça ne m’intéresse pas. C’est vraiment un morceau assez autobiographique.

 

 

TWENTY : Avec « Sports d’hiver », vous semblez dresser un constat amer sur l’état du petit monde littéraire français. Outre la coke, vous leur reprochez quoi, aux écrivains ?

 

Fuzati : Je ne leur reproche rien du tout. Je me met simplement dans la peau d’un écrivain en pleine montée de coke, qui se sent tout puissant et qui a l’impression d’être le meilleur. Le morceau joue beaucoup sur une métaphore filée, sur l’univers du ski, de la cocaïne. Je connais mal le milieu de la littérature, mais de loin, on l’a l’impression que c’est de l’égo poussé à l’extrême et ce n’est pas super attirant. C’était plus pour m’amuser avec le cliché. De manière générale, je ne traine pas beaucoup avec des artistes, je préfère connaître les gens à travers leurs œuvres.

 

 "Idéalement, si je pouvais ne pas faire de promo, je n’en ferai pas."
 

TWENTY : Dans « 9-8 », vous évoquez avec une certaine ironie ces écrivains qui se nourrissent de la médiocrité du monde et des gens pour être publiés. Ce n'est pas ce que vous avez fait, avec vos précédents albums ?

 

Fuzati : 9-8 c’est plutôt des séries de petites histoires. Je parle surtout d’un écrivain qui a l’impression qu’une fois qu’il sera publié, son monde sera changé, comme si c’était une finalité en soi et qu’il trouverait le bonheur. A mon avis, c’est faux. C’est un peu comme quand on n’a jamais sorti d’album. Avec un peu de recul, j’ai une vision plus terre à terre. Je sais comment ça va se passer, la promotion, les concerts… il n’y a plus trop de rêve.

 

 

TWENTY : Justement, c’est un peu ce que décrit la seconde partie du morceau les deux clowns…

 

Fuzati : Oui, et là encore, les gens ont l’impression que c’est de moi que je parle. En vrai, ce n’est pas moi. Je fais ce métier depuis longtemps et je parle avec plein de musiciens. On a toujours l’impression que ça scintille. Il faut savoir que même pour des groupes connus, sur une tournée de cent dates, il y en a toujours où il y a moins de monde, dont on ne parle pas. C’est pour dire que c’est un métier où c’est les montagnes russes en permanence. Il y a des grands moments de victoire et il y a aussi toutes ces petites défaites. C’est comme la promo, les émissions télé c’est absolument l’enfer. On se sent toujours caricaturé, clownesque. Je pense que c’est pareil pour les acteurs, les artistes. Quand on passe trois mois à faire de la promo, on est loin de son métier.  Moi, idéalement, si je pouvais ne pas faire de promo, je n’en ferai pas.

 

 

TWENTY : Alors pourquoi vous en faites ?

 

Fuzati : En tant que label, on ne peut pas se permettre de ne pas en faire. Il y a quelques personnes qui y arrivent, mais il faut bien vendre des disques. Ça fait partie du job, mais ce n’est pas le job premier. Un musicien, c’est fait pour faire de la musique. Après, c’est toujours intéressant d’expliquer la conception d’un album, mais de plus en plus, surtout dans les médias généralistes, on tombe toujours dans de l’entertainment. C’est là où c’est un peu bizarre. L’avis d’un artiste sur la politique ne vaut pas plus que celui du premier venu. A la rigueur, je suis compétant pour parler de musique parce que je suis dedans, mais mon avis sur politique ou sur n’importe quel sujet de société n’est pas plus important que celui d’un autre.

 

 " Quand on voit le monde que nous ont laissé les hippies baby-boomers, c’est un peu loin de leurs belles utopies."
 

TWENTY : « Le Poing Américain » a un côté activiste, dans la critique que vous faites du soft-power exercé par les Etats-Unis. Après le rap fragile vous avez voulu vous essayer au rap conscient ?

 

Fuzati : Ce morceau est parti d’une simple observation. Ma génération a été élevée dans le mythe des Etats-Unis. On s’est pris la culture Américaine en pleine gueule avec le basket, Coca-Cola, le Mac-Do, Michael Jackson… C’était une manière de gratter un peu le vernis. C’est un pays super dur, quand on y est tombé, qu’on est SDF, on n’a aucune chance de remonter la pente. C’est un morceau qui s’attaque aussi au mythe des hippies, de la génération Baby-Boomers. Quand on voit le monde qu’ils ont laissé, c’est un peu loin de leurs belles utopies. Et puis le dernier couplet est un peu sur le conspirationnisme. C’est l’histoire d’un type qui vrille et qui à force de se manger des vidéos conspirationnistes finit par taper un mec, un peu au hasard. C’est un morceau à tiroir. Sinon, je n’ai jamais fait de rap fragile. Il y a trop de haine dans Klub des loosers pour que ce soit fragile.

 

 

TWENTY : La haine ne peut-elle pas être une fragilité ?

 

Fuzati : Non, je ne pense pas.

 

TWENTY : Ce n’est pas trop paradoxal, dans « Feuilles volantes », de créer un morceau étonnamment sensuel pour exprimer une certaine désinvolture face au plaisir, un quasi mépris de la chair ?

 

Fuzati : La sensualité, je pense que c’est dû au refrain. Je voulais que l’album soit assez beau. On m’attend tellement sur de la haine que j’ai voulu prendre le contrepied avec cet album, avec mon chat sur la pochette. Je voulais faire du beau. Mais mépris de la chair ? Sur quelle rime en particulier ? Je ne vois pas trop.

 

 

TWENTY : Pourquoi avoir fait du chat la figure de proue de cet album. Qu’est ce que les chats incarnent à vos yeux ? L’égoïsme ? L’hédonisme ? Un certain ramollissement généralisé de la société ?  Vous vouliez surfer sur la tendance LOL cats ?

 

Fuzati : Déjà, c’est un caprice de gosse. J’avais envie de voir mon chat partout, de me dire qu’il serait chez les gens. Et puis, il y a aussi ce morceau, « le chat », que j’avais fait sur une mixtape il y a très longtemps et qui avait pas mal plu. Cette fois-ci, j’ai voulu l’intégrer à une histoire. Et puis, c’était pour continuer sur le cliché de l’écrivain, toujours avec son chat. Enfin, je préfère les animaux aux hommes. Un chat, c’est extrêmement apaisant.

 

"La vingtaine, c'est vraiment la meilleure période, mais il faut faire gaffe, parce qu’elle passe vite."
 

TWENTY : C’est quoi la solution pour échapper à la vacuité de l’existence et se sentir vivant ? Boire ? Se défoncer ? Baiser? Raconter des histoires ? Ecouter votre album ?

 

Fuzati : Je n’ai aucune leçon à donner. Chacun a ses méthodes. Globalement, on vit dans une époque qui n’a jamais été aussi facile. En France, on en bonne santé, on a le droit à deux ans de chômage. Après, dans Klub des Loosers, j’aime insister sur des paradoxes. C’est un miroir très déformant du réel. Après, personnellement, c’est plus la musique et le sport qui me permettent de tenir.

 

 

TWENTY : Vous écoutiez quoi, quand vous réalisiez cet album ? Toujours du jazz ?

 

Fuzati : Ouais, mais souvent, ce que j’écoute n’est pas lié à ce que je crée. A part les accords de septième qui ramènent un petit côté jazz, cet album est plutôt pop. Sinon, j’ai fait un label de ré-éditions. Dernièrement, on a édité deux disques de jazz japonais. J’écoute vraiment les choses par périodes. Beaucoup de musique brésilienne, des BO, de l’illustration musicale italienne…

 

 

TWENTY : Auriez-vous un conseil à donner à nos jeunes lecteurs, pour survivre à la vingtaine ?

 

Fuzati : C’est vraiment la meilleure période, mais il faut faire gaffe, parce qu’elle passe vite. En ce qui me concerne, et c’est surement parce que je faisais beaucoup de choses, je me suis retrouvé à avoir trente ans d’un coup. C’est une époque de grande naïveté. Mon grand regret, c’est de ne pas avoir assez voyagé, parce que je n’avais pas les sous. Je pense que ce serait le meilleur conseil à donner, voyager le plus possible.

 

Propos recueillis par Carmen Bramly

 

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