SEAS, la plongée fashion

Notre Twenty tout-terrain, Esteban a rencontré Quentin, a.k.a SEAS, un autre Twenty qui a crée sa première marque disponible chez Citadium. Mais comment passe-t-on de graphiste à entrepreneur ? Entretien.
25/04/2017

 

 

 

 

Twenty : Comment en es-tu arrivé à vendre ta marque chez Citadium ?

 

SEAS : C’était à l’issue du concours Who’s Next organisé en collaboration avec Citadium. Il fallait envoyer son travail, sa marque, à Who’s Next par mail. Il y a eu 300 participants. J’ai été sélectionné pour aller sur le salon de Who’s Next. Nous avons été 11 à gagner l’opportunité d’y vendre notre marque. Je ne connaissais aucun des autres participants, à part Weyz, mais il s’avère que je n’ai fait que de très belles rencontres.

 

Twenty : Comment t’es-tu organisé avant le Jour J ?

 

SEAS : Je n’avais aucune organisation ! (rires) La veille les vêtements étaient encore en production et donc le jour J, on est arrivé à 6h et on les a posés sur les cintres. Tout a été prêt la veille, juste à temps.

 

Twenty : Ton bilan du 1er jour ...

 

SEAS : C’était vraiment cool, l’ambiance était bonne. Les gens se sont déplacés, sont déplacés pour me soutenir. En fait, ils sont venus constater mon travail et mon avancée. Même mon meilleur pote était présent et a acheté pour la première fois. Alors qu’il peut en avoir gratuitement. Mais il tenait à m’apporter son soutien ce jour-là en particulier. Sinon les vêtements se sont très bien vendus, j’ai eu un très bon ratio visites/ventes.

 

Twenty : Qu’est-ce que cela t’as fait de pouvoir recueillir les impressions de tes clients en direct, en vrai ?

 

SEAS : Un tweet, un retweet, un fav c’est déjà important. Mais quand quelqu’un vient te voir en personne et te dit qu’il aime ce que tu fais… C’est incroyable ! Je ne suis pas quelqu’un qui aime parler de son travail, je préfère écouter et m’intéresser aux autres. Et donc que quelqu’un vienne de lui-même me dire que mon travail lui plaît c’est une sensation vraiment particulière qui ne peut que me toucher. Vendre dans un magasin permet de se rendre compte que, ce pourquoi tu travailles plaît. Malgré tout, je pars du principe que cela doit, avant tout me plaire à moi. Parce-que si ce que tu fais ne te plaît pas, tu ne pourras pas le vendre.

 

 

 

Twenty : Tu te souviens de ton premier client à Citadium ?

 

SEAS : Oui. C’est un mec qui avait déjà un hoodie de ma marque, il l’avait reçu peu de temps avant. Je l’ai vu arriver de loin et cela m’a fait énormément plaisir.

 

Tout le monde peut réussir s’il s’acharne

 

Twenty : Les équipes de Citadium sont-elles satisfaites ?

 

SEAS : Tout le monde est content. L’équipe est vraiment sympathique. J’ai aussi croisé la direction et ils sont satisfaits de mon travail.

 

Twenty : Quel est ton prochain objectif pour ta marque ?

 

SEAS : Je vais la faire grandir un maximum. J’ai même pour projet de m’exporter aux States. L’avantage c’est que là-bas, une marque peut prendre plus rapidement. Il y a plus de chances de réussir aux States qu’en France, parce qu’il y a plus de monde là-bas. Si tu réussis aux Etats-Unis, tu deviens international ; alors qu’en France tu restes à l’échelle locale. Et c’est le côté worldwide que je recherche. Ou alors le Japon ou la Corée… ils sont vraiment dans le futur là-bas.

 

Esteban entouré par la team SEAS dans le corner au Citadium

 

 

Twenty : Tu travailles déjà sur la prochaine collection ?

 

SEAS : J’attends de bien distribuer celle-là avant d’en sortir une nouvelle. Mais je suis déjà en train de préparer la prochaine. Je ne montre pas forcément mon travail mais je n’arrête pas de créer.

 

Twenty : Toi pour qui tout a commencé sur Internet, comment vois-tu le fait d’intégrer un point de vente physique/traditionnel ?

 

SEAS : C’est golri ! Parce-que c’est marrant de faire du bruit sur Internet mais quand tout devient réel c’est autre chose. Je réalise toujours pas que j’ai réussi à intégrer Citadium avec ma marque. Ma marque c’était pour rire, mais là c’est du sérieux. C’est comique qu’un mec normal comme moi, qui fait des visuels sur Twitter réussisse à vendre dans un magasin comme Citadium. Et si j’y suis parvenu, cela veut dire que tout le monde peut le faire. Si tu fournis le travail qu’il faut, que tu es prêt à sacrifier des nuits entières, des sorties avec tes potes… tout est possible ! Tout le monde peut réussir s’il s’acharne.

 

 

 

 

 

Propos recueillis par Esteban De Azevedo

Crédit photo : MM’photography

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