Holy Camille, 27 ans, slasheuse numérique

Twenty est allé à la rencontre de jeunes entrepreneurs. Des personnes au parcours différents, qui ont un jour osé se lancer seul. Découvrons aujourd’hui le profil de Holy Camille, 27 ans.
04/12/2017

 

Peux-tu te présenter ?

 

Je suis Camille, j’ai 27 ans et je suis une petite meuf d’Internet.

 

Quel a été ton parcours ?

 

J’ai arrêté l’école à 16 ans pour pouvoir bosser et me faire de l’argent seule, cette indépendance était hyper importante pour moi. Je n’étais pas mauvaise à l’école mais ayant (encore aujourd’hui) un gros problème avec l’autorité, j’ai préféré partir dès que j’étais en âge de le faire afin de me consacrer à quelque chose qui me stimule.

 

Enfant tu voulais faire quoi ?

 

Riche. Genre rentière. Et entre nous, ça n’a pas changé.

 

Pour toi, c’est quoi d’avoir 20 ans ?

 

C’est le feu. Tout est possible quand on a 20 ans. Mais je crois que tout l’est quand on en a

30 également. J’ai l’impression que les générations à venir sont vachement plus débrouillardes et que pas mal de portes se sont ouvertes depuis mes 20 ans, à moi.

 

Est-ce que tu te sens proche de ta génération ?

 

Oui et non. J’ai un peu l’impression qu’on a le cul entre deux chaises, on a la capacité de faire bouger les choses aujourd’hui et pourtant on n’ose pas. Je compte sur la génération qui arrive juste après pour prendre le relais !

 

Comment et pourquoi as-tu eu l’idée de créer ton blog ?

 

À l’origine c’était parce qu’Instagram avait commencé à prendre un peu et que je voulais un support supplémentaire pour les collaborations avec les marques ou quelque chose de plus concret pour pouvoir poster des photos. C’était presque devenu une contrainte, je l’ai abandonné et repris maintes fois, aujourd’hui je pense avoir trouvé le rythme qui me convenait. Un à deux post par mois où je raconte ma vie au passage, ça me plait.

 

Comment définirais-tu ton style ?

 

Hybride. Je peux être complètement à l‘arrache comme apporter de l’attention aux moindres détails, tout dépend du mood dans lequel je suis.

 

Si tu devais choisir une destination dans le monde, laquelle tu prendrais ?

 

Probablement Londres, par sécurité, parce que c’est là-bas que je me sens le plus chez moi.

Et pour vivre, ce serait Amsterdam, sans nul doute.

 

Tu es à un endroit et tu as un souci, tu n’as le droit qu’à un coup de fil: qui ?

 

Franchement ça dépend du souci mais ce serait soit ma mère (classique) soit Thévy, ma meilleure amie avec qui j’ai traversé d’innombrables galères et qui n’a jamais manqué à l’appel.

 

 

« Mon but ultime est de vivre pleinement chacune des choses que je fais »
 

 

Qu’as-tu envie de créer par la suite ?

 

Mon but ultime est de vivre pleinement chacune des choses que je fais, de voyager au maximum, découvrir de nouvelles choses, tout le temps. Mais je n’ai pas cette faculté qui permet de se projeter sur du moyen ou du long terme, j’ai déjà du mal à savoir ce que je fais demain…

 

Être son propre patron est une idée effrayante ?

 

C’est très probablement la plus belle chose qui me soit arrivée ! Je n’ai pas été effrayée par l’idée et si c’était à refaire aujourd’hui je le ferais sans hésiter.

 

C’est quoi pour toi une mauvaise journée ?

Une journée entière, seule chez moi dans le 78, sans voir personne et sans bouger.

 

As-tu un mantra et/ou un mot clé ?

« Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours. » 

 

Propos recueillis par Christine Soumah

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